On a mangé avec les agriculteurs de «L'Amour est dans le pré»

TÉLÉVISION Parce qu’il n’y a pas que Michel Houellebecq qui a le droit d’assister au tournage du bilan…

Clio Weickert

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Karine Le Marchand, animatrice de L'amour est dans le pré.

Karine Le Marchand, animatrice de L'amour est dans le pré. — DR/M6

« Mais c’est qu’elles sont mignonnes les p’tites journalistes ! ». Mauvais plan drague à l’horizon ? Du tout, seulement l’accueil très « chaleureux » d’un éleveur du Nord de la nouvelle saison de L’Amour est dans le pré. Car si l’émission reprend ce lundi soir à 21 heures sur M6, il y a quelques semaines, une poignée de curieux a été conviée à Limoges (Haute-Vienne), dans le domaine du Poudrier, sur le tournage du « bilan » (eh oui, Michel Houellebecq n’est pas le seul à avoir pu y assister) pour rencontrer les agriculteurs (trices) de L’Amour est dans le pré, et leurs amoureux (euses). 20 Minutes était de la partie, et vous dit tout (ou presque).

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Les 32 premières minutes

En plus de découvrir le magnifique domaine où est tourné chaque année le « bilan », et découvrir ainsi toutes les chaises où Karine Le Marchand a posé ses fesses (et où Michel Houellebecq a mis les siennes), 20 Minutes a eu l’opportunité de découvrir en avant-première les 32 premières minutes de cette tant attendue 11e saison. Mouais, pas de quoi casser 3 pattes à un canard nous direz-vous… Hormis le fait que dans la salle, les agriculteurs (trices) étaient également présents. Et ça valait le détour.

Et que ça danse devant le générique, et que ça éclate de rire devant les blagues des copains, et que ça se fait du bisou devant la séquence de l’ouverture du courrier… Sans compter sur les regards intimidés de la plupart des candidats, qui eux aussi se découvrent pour la première fois à la TV et réalisent que des millions de téléspectateurs vont assister chaque semaine à leur quête de l’amour. Que des millions de sadiques vont épier leurs moindres faits et gestes, et éventuellement créer des mèmes sur leur regard du matin, devant une tartine et une Ricoré. Mais pas le temps de paniquer, direction l’apéro.

Un ange passe

C’est près d’une petite rivière, sous des arbres, avec des petites loupiotes de fête foraine et près des ânes (ceux qui nous suivent sur Snapchat visualiseront le truc), qu’est organisé le dîner. Agriculteurs et journalistes sont dispatchés en trois tables, pour tailler le bout de gras. Et à la table de 20 Minutes, disons que l’ambiance n’est pas au rendez-vous. Quelque peu inquiets, les candidats de l’ADLP semblent se demander à quelle sauce ils vont être mangés. Une tripotée d’anges passe, et même Michel Houellebecq n’aurait pas pu y faire grand-chose. Mais à peine le temps de boire un verre de vin (OK, deux trois), et il est déjà l’heure de changer de table.

Et là, c’est le clash. Alors qu’une journaliste tente de récolter plus d’infos sur le bilan de cette saison auprès d’un candidat, celui-ci la rembarre illico presto : « Je ne dirais rien ! ». « Mais on sait déjà tout, on aimerait juste avoir vos impressions », se défend la jeune femme. Mais non, l’homme au chapeau ne dévoilera RIEN. La malheureuse quitte alors la table, l’homme au chapeau lance des éclairs avec ses yeux. « Elle a essayé de me faire dire des trucs que je n’avais pas le droit de dire ! », dénonce-t-il. Même sous la torture, l’homme au chapeau ne spoilerait pas la fin de Game of Thrones.

Ça se décoince

A la même table, les langues se délient peu à peu, journalistes et agriculteurs s’apprivoisent (ou s’alcoolisent, au choix). Michel* nous raconte comment il a été inscrit à l’émission, Robert dévoile ses doutes avant de commencer l’aventure sur la réelle probabilité de rencontrer quelqu’un, Jacqueline ses craintes de ne pas recevoir assez de courriers et de ne pas trouver chaussure à son pied… Et franchement, il faut reconnaître que tout ce petit monde paraît sincère, sympa, loin des caricatures habituelles. Et certains couples sont vraiment choupinours (oui, choupinours). En bref, juste des gens normaux qui cherchent l’amour et qui ne connaissent pas Tinder.

Séquence confession, un des amoureux reconnaît à quel point conter fleurette devant des caméras n’est pas donné à tout le monde, même si « on oublie très vite qu’elles sont là ». Que les petits malins de cameramen ont des yeux et des oreilles partout (oui, partout), de 7 heures du mat' à très tard le soir. Mais fort heureusement, le Big brother d’M6 est compréhensif, et permet parfois aux tourtereaux de souffler. Et comme il est sympa aussi, beaucoup admettent tout de même être devenus potes avec les équipes de tournage, photos souvenirs à l’appui. Bref, une chouette table en tout cas. On a même parlé bave d’escargot avec l’hélicicultrice (c’est fou tout ce qu’on peut faire avec ces petites bêtes).

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Le lâchage total

Dernier changement de table (notre speed dating à nous d’une certaine manière), c’est à ce moment précis que nous faisons connaissance avec notre agriculteur du Nord de la France. Passée l’entrée en matière un brin rustre, on a parlé crise du lait avec Gérard, scandales des abattoirs et engraissage des vaches françaises en Turquie (eh ouais). Car c’est aussi ça finalement l’agriculture, et c’est bien beau de roucouler, il faut becqueter ! Un petit côté de conversation de comptoir, mais loin d’être désagréable, bien au contraire.

A l’image de cette fin de soirée d’ailleurs, « surréaliste » comme dirait Karine. Car après le dîner, direction la piste de danse où l’homme au chapeau (le spoilophobe), a littéralement enflammé la piste de danse, faisant valdinguer l’une des productrices de l’émission sur du I will survive. Et si le dancefloor s’est terminé à une heure plus que raisonnable (des trains à prendre le lendemain), danser avec les agriculteurs de l’Amour est dans le pré, c’est un truc à vivre (on en connaît certains et certaines qui n’ont pas du s’ennuyer pendant les séjours à la ferme). Et ça, pas sûr que Michel H. y ait eu droit.

 

*Pour des raisons d’éthique et par souci d’anonymat, les noms et prénoms de cet article ont été modifiés