Vincent Lindon, à Rome (Italie), en octobre 2015.
Vincent Lindon, à Rome (Italie), en octobre 2015. - SIPA

« Mais qu’est-ce qu’il fout là-bas ? Mais un homme politique, ça ne va pas là. » Vincent Lindon, invité de la matinale de France Inter ce vendredi, a réagi à la participation décriée de Manuel Valls à On n’est pas couché ce samedi. S’il précise, en préambule, qu’il « aime bien » le Premier ministre, l’acteur a donné son opinion sur l’attitude que devraient adopter les personnalités politiques.

>> Lire aussi : Valls à « On n'est pas couché », un pari risqué

« Je ne sais pas comment le président de la République, quel qu’il soit, n’a pas dit au premier Conseil des ministres (…) : "Bon, les gars, avant qu’on commence à parler du pays, je vais vous expliquer deux, trois petites choses. Un : rasé de près. Deux : costume sombre cravate. Trois : interdiction d’aller dans les journaux et les émissions people. Est-ce que c’est bien clair, les gars ? Bon, allez, maintenant, on se met au boulot". »

« Ne venez pas me donner la preuve que vous ne travaillez pas »

Selon Vincent Lindon, les hommes politiques n’ont pas leur place dans une émission de divertissement : « On a envie qu’ils soient cravatés, un peu absents. (…) Je veux m’imaginer qu’ils sont difficilement joignables parce qu’ils ont tellement de travail qu’ils n’ont pas le temps de me répondre. (…) Quand je vois un ministre dans une émission people le soir, je me dis : "Il va se coucher tard, il aura la tête moins bien faite demain matin pour régler les problèmes de la France". »

« Il y a des efforts à faire », s’est-il emporté au micro de France Inter : « Je n’ai pas envie de voir [un politique] en chemise, à Roland-Garros, le 6 mai. Parce que c’est un vendredi et, pour moi, le vendredi, c’est un jour où mon père était au bureau. (…) Ne venez pas me donner la preuve que vous ne travaillez pas », a digressé l’acteur comme s’il s’adressait à un élu fan de tennis. Et de conclure, toujours au sujet des politiques : « Je voudrais les vénérer ». Pour l’heure, ils ne sont pas en odeur de sainteté auprès du comédien.

Mots-clés :