Vincent Bolloré, le patron de Vivendi, à Paris en avril 2015.
Vincent Bolloré, le patron de Vivendi, à Paris en avril 2015. - MEIGNEUX/SIPA

Adieu D8, D17 et iTélé, bienvenue C8, C17 et Cnews. Sans surprise, Vincent Bolloré est devenu a pris la tête du conseil de surveillance de sa filiale Canal +.  Et le grand chambardement dans le groupe Canal + continue. Dans une lettre adressée aux salariés ce jeudi et publiée par Ozap, Vincent Bolloré a annoncé que les trois chaînes de la TNT du groupe, D8, D17 et iTélé, allaient changer de nom et défini sa vision stratégique pour le groupe audiovisuel.

Canal + doit se réinventer

Bousculé par la concurrence du géant américain de la vidéo à la demande par abonnement Netflix sur le cinéma et les séries, et de BeIn Sports dans le domaine sportif, Canal + doit se réinventer.

« La partie claire devra être réduite et donner à ceux qui la regardent l’envie, le désir de s’abonner, (…) et devra être développée sur nos chaînes gratuites. Nous devons rapprocher C8, C17, CNews de Canal », poursuit-il.

Les revenus de la télévision payante en France ont en effet légèrement reculé au premier semestre, et si le nombre d’abonnés a augmenté (+176.000), c’est grâce à l’international (l’Afrique et le Vietnam).

« La concurrence entre les entités et les cloisons va disparaître chez Canal pour laisser place à un travail plus transparent, plus efficace et moins onéreux », écrit l’homme d’affaires. Universal Music, Canal +, Dailymotion, le Ticketing, Vivendi Village : « Désormais tous travaillent ensemble », poursuit l’industriel breton.

Objectif, « digitaliser nos contenus et travailler la Data » en s’appuyant sur Dailymotion. « Vivendi est redevenu un acteur doté d’une véritable stratégie industrielle intégrée dans les contenus », se réjouit le président du conseil de surveillance de Canal +.

Canal + dispose de moyens pour se réinventer

Pour atteindre cet objectif, « Vivendi dispose de ressources financières significatives qui nous permettront de poursuivre notre croissance », se réjouit encore Vincent Bolloré. En cédant SFR à Numericable et GVT à Telefonica, Vivendi dispose d’environ 9 milliards d’euros de trésorerie.

Canal+ sous le contrôle de Vivendi

Vincent Bolloré entend ainsi reprendre en main sa filiale et ne s’en cache pas : « Groupe Canal va être totalement intégré à Vivendi », annonce-t-il. Une première reprise en main qui avait commencé cet été. Après les départs du directeur général de Canal +, Rodolphe Belmer – remplacé par Maxime Saada – et d’Ara Aprikian, directeur des chaînes D8, D17 et iTélé, l’heure pour Vincent Bolloré est à la réforme de la gouvernance.

Le Directoire du Groupe Canal + est désormais composé de Jean-Christophe Thiery (Pdt), Maxime Saada (DG), Grégoire Castaing et Julien Verley, des hommes de confiance de l’industriel breton. Et cela ne s’arrête pas là, l’équipe de Vivendi va occuper tous les postes responsabilités fonctionnelles. Une nouvelle ère s’ouvre pour Canal.

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