Manifestation contre la main mise de Viktor Orban sur lse médias en janvier 2011 en Hongrie
Manifestation contre la main mise de Viktor Orban sur lse médias en janvier 2011 en Hongrie - Bela Szandelszky/AP/SIPA

Fallait pas les inviter. Parmi les chefs d’Etat présents ce dimanche à Paris, certains, dans leur pays, répriment la liberté de la presse et les journalistes.  Dans la Hongrie de Viktor Orban, premier ministre, les journalistes doivent organiser des grèves de la faim pour dénoncer des lois liberticides.

L’Egypte, la Russie, la Turquie, l’Algérie et les Emirats arabes unis, dont les représentants sont annoncés, sont respectivement 159e, 148e, 154e, 121e et 118e sur 180 par Reporters sans frontière. RSF a dénoncé ce dimanche dans un communiqué «une récupération indigne». 

«Il serait intolérable que des représentants d’Etats étrangers qui réduisent les journalistes au silence dans leurs pays profitent de l’émotion pour tenter d’améliorer leur image internationale. Il est à craindre que, de retour dans leurs pays, ces manifestants officiels continuent leurs politiques répressives. Nous ne devons pas laisser les prédateurs de la liberté de la presse cracher sur les tombes de Charlie Hebdo», estime RSF.

Un ministre marocain refuse de voir des caricatures à la marche


Symbole de l’aberration, le communiqué du Ministère des Affaires étrangères du Maroc annonçant sa présence à la manifestation, mais précisant «au cas où des caricatures du Prophète- prière et salut sur Lui-, seraient représentées pendant cette marche, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ou tout autre officiel marocain ne pourraient y participer». 

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