VIDEO. «Hero Corp»: «Je raconterai l’histoire jusqu’au bout», affirme Simon Astier, créateur de la série

SERIE Le scénariste, réalisateur, acteur de la série fait le point avec 20 Minutes sur le destin de cette saga hors normes...

Propos recueillis par Joel Metreau

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Simon Astier (John), dans la saison 4 de Hero Corp.

Simon Astier (John), dans la saison 4 de Hero Corp. — Nicolas AUPROUX

La saison trois de la série Hero Corp a été sauvée grâce aux fans et à France 4, qui l’a diffusé à l’antenne l'an passé. Mais la série, qui a failli mourir sans dénouement, perdure aussi grâce à la pugnacité de Simon Astier, de ses comédiens et de son équipe. Hero Corp revient sur France 4 ce vendredi soir, à partir de 23h15. Le scénariste, réalisateur et acteur Simon Astier fait le point avec 20 Minutes sur le destin de cette saga hors normes d’aventures et de superhéros.

Vous avez pu réaliser la saison 4, j’imagine que vous êtes satisfait...

Je raconterai l’histoire jusqu’au bout quel que soit le support. Lorsqu’on a fait la saison 3, j’ai ressenti un sentiment de tristesse. Mais la 4, c’est une saison plus légère. Ce n’était pas la saison du retour, donc confortable à faire. C’est vrai qu’on n’a pas beaucoup de budget, mais il ne faut plus y penser. Dans mon métier naissent de très belles choses grâce aux contraintes.

Comment s’est déroulé le tournage ? 

On a tourné les cinq heures de fiction en un mois, surtout en Charente-Maritimes, autour de la Rochelle. La saison trois est très sombre, car le personnage principal tombe dans un jeu de manipulation et finit par devenir le méchant. Dans la saison 4, les personnages sont confrontés aux pires épreuves: les superhéros sont en prison, ne peuvent plus utiliser leurs pouvoirs, et se retrouvent en milieu hostile avec des mutants. Mais le début est moins angoissant et angoissé. Cette saison est également jouissive car il y a plein de nouveautés: partenaires costumes, ambiance…

Pourquoi avoir de nouveau changé le format des épisodes, dont la durée est passée de 7 à 13 minutes ?

Sept minutes pour la saison 3, c’était la stratégie de France 4 pour l’access prime-time. Mais Hero Corp est une grande saga d’aventures. Sept minutes avec trois intrigues par épisode, c'était serré. Je suis revenu à la charge auprès de la chaîne, car je voulais plus de temps, pour aller plus profondément dans la narration. Ça me permet de gérer l’accélérateur comme je l’entends, avec des temps forts et des respirations.

Cela permet-il d’introduire davantage d’humour?

Ça m’échappe, je n’écris pas Hero Corp comme une comédie, mais comme une vraie histoire. Cela permet d’aborder des thèmes intimes. Hero Corp parle de la manipulation, du poids de l’appartenance, du fait de trouver sa place dans le monde, du passage de l’enfance à l’âge adulte... Dans la saison 4, John [interprété par Simon Astier] va combattre ses démons. Quand on les regarde en face, on voit qu’ils ne sont pas si puissants que ça.

Pourquoi avoir fait appel aux chanteurs Oldelaf et Tété dans cette saison?

Oldelaf, c’est un copain de la bande. Son univers témoigne que c’est un bon comédien. Dans cette saison, j’ai réalisé des épisodes de genre: horrifique et puis musical, avec Tété, comme dans les séries américaines. Tété est un de mes chanteurs préférés et j’ai rencontré un homme délicieux. On a écrit des chansons ensemble, cinq ou six, pour un épisode spécial de vingt minutes.

La saison 5 sera-t-elle la dernière?

Sans doute. Ce ne serait pas honnête de continuer. On se rapproche de la fin. Il faut savoir s’arrêter. Mais ce sera une fin en feux d’artifice.

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