Pour la première fois, Stéphane Jarny est le metteur en scène des Miss France 2015. Cet homme qui a notamment travaillé sur les spectacles Love Circus, Salut Les Copains et D.I.S.C.O. explique son rôle auprès des candidates.

«Miss France 2015», est-ce un show ou une émission de télévision?
Les deux. Il faut offrir un spectacle qui soit familial et dynamique, c’est une vraie volonté de toutes les équipes. Parallèlement, il faut découvrir ces 33 miss, prendre le temps de les mettre en valeur. Une émission de télévision, avec ses plans rapprochés, offre cet avantage qu’on n’a pas forcément en scène. En résumé, il faut offrir un très beau spectacle et avoir des moments de proximité avec ces miss pour les découvrir.

Des candidates de Miss France 2015, lors de leur voyage en République Dominicaine. - Laurent Vu

 

Comment avez-vous intégré le thème du cinéma?
Il y a une mécanique à respecter sur laquelle la productrice et moi sommes en accord. C’est une mécanique de présentation et de durée par fille, qui doit être à l’identique. Il faut les présenter dans des tenues différentes. Parallèlement, on va allier le monde des miss à celui du cinéma. Ça passe par plein d’ingrédients : l’univers musical, le stylisme, les images, car il y aura un grand écran, et des tableaux comme le genre romantique, les films d’action…

Alors il y aura des cascades?
Non, mais vous pouvez soumettre l’idée pour l’année prochaine. Le défi que j’ai, c’est de les rendre élégantes, je n’en ferai pas des danseuses, je veux qu’elles soient jolies…

Vous dites ça comme si elles n’étaient pas déjà élégantes…
Mais si… Le 6 décembre, elles vont être en contact avec plusieurs millions de téléspectateurs sur une scène, en direct, à gérer un costume, des talons, des caméras, une scène… Le dossier est conséquent. Malgré tout cet environnement, il faut faire en sorte qu’elles soient hyperépanouies et rayonnantes.

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Comment vous les aidez?
Je gère la mise en espace, le rythme, le coaching… Je leur donne des conseils personnalisés. Certaines vont être plus à l’aise pour défiler en talons que d’autres. Les moins à l’aise, on les fait travailler en ce sens. On leur apprend comment maîtriser des caméras, un public, mais aussi un stress.

Vous leur apprenez aussi à gérer un public ?
Là, on se retrouve dans un Zénith, à Orléans, ce n’est pas une petite salle. Et surtout on leur apprend à se préparer à la notion du direct, car tout peut arriver: une musique qui ne part pas à temps, une image qui ne marche pas… Il faut avoir de la réactivité et surtout ne pas perdre de contenance.

Quelle est votre favorite?
Aucune. Mon rôle, c’est d’aider tout le monde. Si je commence à avoir des préférées, ça veut dire que je vais en privilégier certaines plutôt que d’autres. Ce n’est pas de la langue de bois, c’est mon obligation de travail. Je me fais un point d’honneur d’être équitable pour chacune. J’aurai un avis après le 6 décembre. 

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