France Ô joue sur les clichés racistes ou sexistes dans sa nouvelle campagne

TELEVISION La chaîne du groupe France Télévisions veut démontrer qu’elle n’est pas une chaîne sectaire...

Benjamin Chapon

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Image de la campagne de pub de France Ô en octobre 2014

Image de la campagne de pub de France Ô en octobre 2014 — FranceO

Les femmes noires soumises, les Antillais qui brûlent des voitures, les Arabes dealers… La nouvelle campagne de pub de France Ô joue à détourner ces clichés dans sa nouvelle campagne promotionnelle.

Frédéric Olivennes, directeur de la communication du groupe France Télévisions, reconnaît sans peine que «la campagne est provocante parce qu’on a besoin de ça pour émerger. On est à des années-lumière des budgets des campagnes de pub de TF1 ou Canal+.»

Des clichés pour lutter contre un cliché

La campagne d’affichage mise sur les têtes plus ou moins connues de la chaîne. Elizabeth Tchoungui clame: «Je ne suis soumise qu’à l’actualité.» Sébastien Folin annonce: «Je parle sans accent.»

«L’un des objectifs de la campagne est d’arriver à dire aux gens que la chaîne n’est pas réservée aux Ultramarins et peut être regardé par n’importe qui, explique Frédéric Olivennes. Nous devions tordre le cou à ce préjugé et avons donc décidé de faire une campagne sur le thème de la lutte contre les préjugés.»

Pas de polémique

Volontairement «poil à gratter», selon Frédéric Olivennes, la campagne pourra déplaire ou être mal perçue. Récemment, certaines campagnes jouant sur les clichés racistes et sexistes ont provoqué des «bad buzz» pour les marques.

«Il faut jouer sur des codes amusants pour donner envie aux gens, il faut les faire marrer, plaide le directeur de la communication. C’est une gentille provocation, je ne crains pas de polémique là-dessus. »