La chanteuse Zaz aux Victoires de la musique, le 14 février 2014, au Zenith de Paris.
La chanteuse Zaz aux Victoires de la musique, le 14 février 2014, au Zenith de Paris. - PDN/SIPA

J.M.

Aux Victoires de la musique, vendredi dernier, elle est repartie bredouille. Mais Zaz a aussi bredouillé dans le micro, lorsque l’animatrice Virginie Guilhaume lui a demandé de s’exprimer au sujet des intermittents du spectacle. La chanteuse s’est exprimée samedi sur son compte Facebook sur les raisons de son flottement: «Personne n'a cru bon me prévenir que je devais prendre la parole et lire ce texte. Il me semblait étrange, prise au dépourvue, de lire bêtement une déclaration dont je ne connaissais nullement le contenu. Désolée si cela a été perçu comme un manque d'intérêt. Ce n'est pas le cas, juste un réel quiproquo entre le fond que je soutiens et la forme qui m'a gênée.»

 «J'ai moi-même été intermittente »

La chanteuse de «Je veux» explique: «J'ai moi même été intermittente, ce statut m'as donné la possibilité de développer et de subvenir à mes besoin pour vivre de ma passion (sic).» Elle l’assure, elle soutient «sans faille le régime de l'intermittence», un régime dont le Medef a proposé la suppression la semaine dernière. «Le Medef a une attitude agressive et scandaleuse. Il veut tuer la culture», a estimé de son côté Aurélie Filippetti, dans une interview dimanche au Parisien, tout en insistant sur le rôle économique joué par les intermittents, «qui contribuent à un secteur représentant 3,2% du produit intérieur brut».