Christine Bravo: «Sous les jupons de l’histoire, c’est sous les jupons d’aujourd’hui. On n’a pas avancé, on est au XVIè siècle»

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Publié le 23 octobre 2013.

TELEVISION – Christine Bravo présente chaque mercredi à 20h45 «Sous les jupons de l’histoire» sur Chérie 25…

Des séquences rythmée, illustrées très rock et provoc,  et des experts et expertes en sexologie, histoire, mode ou politique viennent conter les heurs et malheurs de Joséphine de Beauharnais, Marie-Antoinette ou Catherine de Médicis. Ce mercredi soir Marie-Louise d’Autriche et Anne de Bretagne.

Pourquoi l’histoire, pourquoi les femmes?
J’ai une licence d’histoire et en suis férue. La télé me sollicitait beaucoup, mais moi je ne voulais pas en retrouver les contraintes. Ce type d’émission qui nécessite surtout un travail d’écriture était parfait.

Et les femmes donc?
C’est un angle d’attaque qui me touche. On est toujours pas égales, toujours pas payées comme eux. Moi la première, si je n’ai pas été animatrice productrice mais seulement salariée c’est parce que je suis une femme. En politique, on les jette toujours en pâture, à coups de cot cot à l’Assemblée nationale. C’est la même chose à la télévision.

Macho, la télé?
Mais ça dépasse le machisme. C’est même social. Regardez les seaux de malveillance que se prend Sophia Aram. Ce ne serait jamais arrivé à un homme. Regardez comme Karine Le Marchand et Audrey Pulvar ont été mises au pilori.

Quel lien avec les vies des reines présentées dans «Sous les jupons de l’histoire »?
Mais, en fait, fait c’est sous les jupons d’aujourd’hui. On est au XVIe siècle! Quand on dit que Carla Bruni a ruiné le budget de l’Etat avec son site, c’est la même chose que la curée indécente contre Marie-Antoinette. On n’a pas avancé. Alors, oui, on a le droit de vote. Merci messieurs! Ce serait bien que les femmes se rendent compte qu’on est les boucs émissaires perpétuels. Et surtout qu’on est plus nombreuses que les hommes, on a le pouvoir.

Chérie 25 c’était votre choix
On a eu beaucoup de rendez-vous. Avec M6, avec France 2 qui ne trouvait pas ça service public…Vu ce que je vois actuellement, je me demande ce qu’est le service public mais bon. Je suis contente d’être sur Chérie 25, j’ai montré déjà que je pouvais être sur de grandes chaînes, je n’ai plus rien à prouver.

Des historiens ont dénoncé la vision quelque peu réactionnaire véhiculée par les émissions de Lorant Deutsch ou Stéphane Bern. Ça ne vous fait pas peur?
Si les gens viennent dans les musées ou à Versailles, c’est grâce à eux, pas aux historiens. Je les connais les historiens, ils ont été mes maîtres à la fac. Je trouve ça indécent, car il n’y a pas un historien d’accord avec un autre historien, l’histoire est un parti pris!

Vous, vous prenez celui de la pédagogie et d’une certaine naïveté?
Je suis popu! J’assume. Je ne renonce pas à mon langage parce que je sais que ça marche. Je l’ai testé lorsque j’étais instit’ avec des enfants. Quand je leur racontais une histoire, je faisais tout un cinoche, en leur disant «le louuup arrive ». Ils étaient terrorisés mais cela marchait. Là je fais pareil avec les adultes!

* Alice Coffin

 
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