«Hero Corp»: Son créateur Simon Astier raconte la troisième saison

SERIE – France 4 diffuse à partir de lundi soir, tous les jours à 20h35, la troisième saison de la série française déjantée de super-héros «Hero Corp»…

Joel Metreau

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Des acteurs de la série «Hero Corp»: Alban Lenoir (Klaus), Sébastien Lalanne (Doug), Simon Astier (John) et Lionnel Astier(Neil Mac Kormack).

Des acteurs de la série «Hero Corp»: Alban Lenoir (Klaus), Sébastien Lalanne (Doug), Simon Astier (John) et Lionnel Astier(Neil Mac Kormack). — CALT

C’est une série française qui a été sauvée grâce à la mobilisation de ses fans. «Hero Corp», fantastique et humoristique, revient sur France 4 à partir de lundi. Simon Astier joue dans la série qu’il réalise et qu’il a créée avec Alban Lenoir.

Trente-six épisodes de sept minutes, c’est un vrai changement de format?

Oui, c’est un gros pari, puisqu’on a créé la série en épisodes de 26 minutes dès la première saison. Mais ça booste complètement le rythme. Il n’y a plus aucun temps mort. Comme dans la saison d’avant, c’est une série originale par son univers et par son ton. Si quelqu’un qui ne connaît pas «Hero Corp» tombe sur une séquence, ça peut éveiller la curiosité et provoquer un sourire. En tout cas, on reste sur le format d’une série et pas d’un programme court. On conserve des enjeux à chaque épisode et des cliffhangers.

Allez-vous être attentif aux audiences?

Nous, on est l’exemple d’un parcours atypique et original. Il y avait 13.000 personnes au Comic Con 2013 rien que pour voir un teaser de la nouvelle saison. Donc j’ai déjà un public pour «Hero Corp». C’est vrai, on connaît une concurrence extrême en face, c’est une case horaire très dure. Les audiences du soir ne vont pas compter pour moi, on se sent outsiders. Notre envie, c’est aussi que des gens puissent regarder les épisodes en replay sur leur tablette ou d’affilée sur le petit écran le week-end.

Avec la troisième saison, votre personnage semble être plus grave…

Oui, c’est quand même l’histoire d’un type qui ne sait pas d’où il vient ni qui il est. Cette troisième saison va explorer, à travers ces personnages de super-héros déclinants aux pouvoirs ridicules, le thème du poids de l’appartenance à un groupe.

Vous dites que vous voulez surprendre vos fans…

Oui, car si on a les fans les plus fidèles et les plus assidus d’une série, ils anticipent beaucoup de choses dans cette saison. Personnellement, en tant que fan de séries, je n’aime pas comprendre au bout d’un quart d’heure ce qui va se passer. Je préfère qu’on me trimballe.

Le tournage, deux mois en plein hiver, a-t-il été difficile?

Cette série, c’est plein de contraintes avec un petit budget. Mais notre expérience des deux précédentes saisons nous a aidés à résoudre les problèmes. C’est vrai que c’est dur de tourner dehors l’hiver avec des températures négatives, sans loges chauffées. C’est compliqué quand on enchaîne la pluie, le grêle, les nuages dans une journée. Mais aujourd’hui, quand on se retrouve, on est vraiment fiers et on en rigole.

Une saison 4 est-elle prévue?

Cela dépendra des audiences et comment la série est perçue. En tout cas, j’irai au bout de mon histoire. J’ai toujours été frileux sur la question du financement participatif, mais si jamais on ne trouvait pas de diffuseur, pourquoi pas?

Vous avez commencé le tournage de «France Kbek». Quelle est cette nouvelle série pour OCS?

C’est une série très ambitieuse et qui a un très petit budget. Je joue un manipulateur hystérique qui se ment à lui-même et aux autres. Il est fou, c’est jouissif.

Vous avez un projet de long-métrage?

Oui, j’ai plusieurs projets dont un avancé, et l’envie de faire une autre série. La saison 3 de «Hero Corp » m’a donné une énergie positive et active. Elle m’a remis sur les rails.

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