Justine Fraioli présente «Le Magazine de la Fin du Monde»
Justine Fraioli présente «Le Magazine de la Fin du Monde» - Syfy

Annabelle Laurent

«Ravie de vous voir avant de tous crever!» lance joyeusement Justine Fraioli en introduction du lancement de la «chaîne de la fin du monde». L’animatrice donne le ton. La chaîne de la fin du monde n’est pas là pour vous provoquer des crises d’angoisse à la pelle. Les Mayas nous prédisent un ultime mois à vivre? Alors profitons-en, répondent les responsables du projet.

«On voulait une chaîne de la fin du monde, mais décalée. La réponse du Syfy nous a vraiment plu, avec leur slogan "Vous allez adorer la fin du monde". On ne voulait surtout pas de catastrophisme, l’environnement est suffisamment anxiogène» assure Maxime Saada, le directeur général adjoint du groupe Canal+.

«Le Magazine de la Fin du Monde» présenté chaque vendredi soir par Justine Fraïoli sera ainsi l’occasion de découvrir «les meilleurs conseils et techniques de survie pour passer ce cap sans difficulté», avec à l’appui interviews (Bernard Werber, Elizabeth Teissier…), enquêtes sur les survivalistes ou encore la rubrique musique d’André Manoukian «pour savoir quelle chanson écouter au moment ultime».

Bugarach, «the place to be pour les pâturages»

Le 21 décembre, pour célébrer la fin de l’humanité, c’est à Bugarach, ce petit village de l’Aude censé échapper à l’Apocalypse, que sera consacré «l’ultime prime-time». Bugarach? «The place to be pour les pâturages» ironise Thomas VDB, qui co-présentera le prime avec l’humoriste Mathieu Madenian. Seront aussi diffusés sur la chaîne plus de 35 films, des documentaires, des séries, certains lors de soirées thématiques «Virus», «Invasion des profanateurs», «Seul au monde»… «La thématique est extrêmement riche. C’est vraiment dans notre ADN donc on avait plein d’idées!» s’enthousiasme Leonor Grandsire, la présidente d’NBC Universal auquel appartient Syfy.

Parmi ces idées, un site dédié permet aux abonnés d’inscrire son nom au «générique de la fin du monde» qui sera diffusé le 21 décembre à minuit sur la chaîne, tandis qu’une application Facebook a été conçue pour intégrer les photos et les noms de vos amis à un «JT de la fin du monde».

«Le volet digital interactif, c’est essentiel pour une chaîne éphémère, puisqu’on a peu de temps pour mobiliser les gens» explique Maxime Saada, qui décline les autres impératifs: «Il faut avant tout une promesse éditoriale ultra simple et un ancrage dans l’actualité. En plus de ça il faut des programmes inédits, des émissions spéciales et une communication massive» poursuit le directeur général adjoint de Canal+.

Canalsat croit dur comme fer aux chaînes éphémères

Le groupe n’en est pas à son coup d’essai. Il y a d’abord eu la chaîne du Père Noël l’année dernière. «Un abonné sur deux a regardé, c’était très encourageant pour un lancement» affirme Maxime Saada. Ont suivi les chaînes Campus Bac, et la chaîne des champions au moment des JO.

Miser autant sur les chaînes éphémères, «c’est une première mondiale à notre connaissance» se félicite Saada. Et cela semble bien parti pour durer. «Les éditeurs ont totalement accroché. On a reçu une vingtaine de pitchs. Certaines sont tirées par les cheveux, d’autres sont évidentes, on a en tout cas l’embarras du choix!» conclut-il enthousiaste.