Les magasins de souvenirs entourent la Cathédrale, le véritable phare du tourisme à l'Alsacienne, un incontournable pour le guide allemand Marco Polo ou l'américain Fodor's Choice. Chez Bollinger, Marie-Pierre a pourtant noté « un panier moyen en baisse. Le mois d'août n'est pas bon, il a fait trop chaud ! »
Paradoxal ? Au centre-ville, Patrick Franchi, le célèbre glacier, complète la vision : « Ce sera une année moyenne, ce qui est déjà pas mal. Mais juin et juillet n'étaient pas terrible, et dans le commerce, ce qui est perdu ne se rattrape jamais. »
Taux de remplissage satisfaisant
Juillet défavorable à l'un, août à l'autre, peut-on faire une moyenne ? Jean-Jacques Gsell, le patron du tourisme strasbourgeois, relève lui, que pour l'hôtellerie, « il s'agit d'une très bonne année », avec un taux de remplissage qui flirte avec les 70%. « Ce qu'on peut noter, c'est la diversification de la clientèle. Nous avons aujourd'hui 61% d'étrangers, contre 58 % l'an passé. J'ai d'ailleurs signifié à la CTS qu'il fallait traduire en hollandais et en japonais les visites guidées du petit train. Ce sont deux clientèles qui prennent de l'importance. »
Strasbourg se place comme ville de week-end ou comme ville-étape. Une synergie a d'ailleurs été mise en place pour s'inscrire dans un circuit touristique qui passe par la Suisse et l'Allemagne.
Auprès du public américain, Jean-Jacques Gsell a aussi imaginé le « ABC : Alsace, Bourgogne, Champagne. Une sorte de route des vins du grand Est. » Avec l'appui d'Obernai ou Ribeauvillé, l'Alsace tire donc son épingle du jeu. Strasbourg est aussi la ville qui a vu la plus forte croissance sur le créneau des hôtels « éco » (+14%), mais, au grand dam des commerçants, « tout ce qui est payant stagne ou s'oriente à la baisse. »
Le tourisme, en Alsace, c'est environ 30 000 emplois permanents, auxquels s'ajoutent des milliers de saisonniers, été comme hiver. Des centaines d'emplois seront créés prochainement dans l'hôtellerie.