Beaucoup d'émotion sur le tarmac.
Beaucoup d'émotion sur le tarmac.

Parmi les 90 accompagnants, se trouve le docteur Moti Menachem, chargé de continuer le traitement, parfois lourd, des enfants, lors de ce camp d'été. Depuis plusieurs années, il suit ces camps et les enfants malades, en plein traitement, ou qui en ont terminé il y a moins d'un an. Les vacances, cela sert à « oublier la maladie, les conditions du quotidien. Les enfants passent à autre chose, ils voient un autre pays. »
On sait que le mental est prépondérant dans le combat contre les maladies graves. Mais le changement d'air peut aussi avoir du bon : « Nous faisons des prises de sang, des analyses, et il y a certains paramètres objectifs qui s'améliorent. C'est flagrant. Quand un enfant part d'Israël en chaise roulante, et qu'il revient au pays en marchant… La première fois que tu vois ça, c'est comme un miracle. »
Manifestement ému, lui aussi, de débuter ce camp, le Dr Menachem a aussitôt vérifié que les enfants avaient bien supporté les quelques heures d'avion. Jusqu'à la dernière minute, les petits malades ont dû attendre le feu vert du médecin. Deux d'entre eux sont restés à Tel-Aviv, trop faibles pour voyager.