Les syndicats sont plus que jamais mobilisés contre la « casse sociale ».
Les syndicats sont plus que jamais mobilisés contre la « casse sociale ». - g. VARELA / 20 MINUTES

Sébastien Ruffet

Le secteur industriel alsacien se dégarnit au fil des semaines. Des milliers d'emplois ont déjà disparu, et les salariés de General Motors ne veulent pas être les prochains sur la liste. Aussi, ils manifesteront dans les rues strasbourgeoises ce samedi. « Les gens sont très motivés, précise Robert Roland, le délégué CGT. De l'ouvrier au cadre, les gens se sentent trahis. On les roule dans la farine depuis quatre ans. » Un Comité central d'entreprise a été annoncé pour fin juillet, en plein congés. « Les mauvais coups, c'est toujours pendant les vacances. »

Solidarité entre salariés
Sur le pavé, ils ne seront pas seuls puisque des salariés de Stracel, Lohr ou encore Caddie ont fait savoir qu'ils apporteraient leur soutien. « On est contents d'être soutenus, poursuit Robert Roland. On a tous les mêmes problèmes et on n'est pas sûrs que le gouvernement puisse faire quelque chose. Alors on milite pour qu'on s'unisse. Il faudra bien qu'un jour nos patrons rendent des comptes. » Selon le syndicaliste, « près de 6 000 emplois sont menacés dans la région ».

General Motors. Le contrat conclu entre l'usine et BMW vient de s'achever. La direction envisage de vendre ou de fermer le site, qui emploie1 000 personnes.
Stracel. Le groupe finlandais UPM a fixé au 31 août la date limite pour la vente de son usine papetière (260 emplois plus 1 300 emplois induits dans la filière bois).
Lohr Industries. Le récent rachat de la branche « Tram sur pneus » par Alstom a permis au groupe de respirer, mais un plan social est annoncé pour la rentrée. 200 emplois sont menacés.
Caddie. L'entreprise a été rachetée par le groupe Altia. Un plan social est en cours. Il concerne 125 emplois.