Seul l'éthylotest peut affirmer que vous n'avez pas trop bu avant de rouler.
Seul l'éthylotest peut affirmer que vous n'avez pas trop bu avant de rouler.

Sébastien Ruffet

Il y a comme un syndrome du gilet jaune. Comme à l'époque où il fallait absolument avoir cet équipement de sécurité à une date fatidique. A partir de ce 1er juillet, les automobilistes devront obligatoirement posséder un éthylotest dans leurs véhicules. Alors, depuis quelques semaines, on cherche à s'en procurer dans les pharmacies, les tabacs et autres commerces de l'agglomération. Premier constat : ne comptez plus sur Cora, par exemple. La rupture de stock y est actée depuis longtemps.

Livraisons en quantités limitées
Dans la zone de Vendenheim, les spécialistes, tels que Feu Vert ou Norauto, doivent aussi annoncer la mauvaise nouvelle à leurs clients. « Un sur deux vient juste pour ça, raconte Véronique, hôtesse de caisse chez Norauto. Le problème, c'est que le fournisseur ne nous a pas livré. L'autre jour, en une demi-journée, on en a vendu 480. » Direction la pharmacie. Place des Halles, on n'en a plus. « ça repart aussi vite que ça rentre, confie une vendeuse. On en a déjà vendu 150, et on doit en recevoir 180 la semaine prochaine. » Les bureaux de tabac semblent mieux approvisionnés. Grand-Rue, on a effectivement pu trouver des éthylotests. D'autres commerçants affirmaient qu'ils en recevraient ce vendredi. Mais en quantité limitée.

De quoi souffler

Le décret entre en vigueur ce 1er juillet, mais le défaut de possession d'un éthylotest ne sera sanctionné qu'à partir du 1er novembre. Le PV sera de 11 €.