Sur les quelque 25 000 visiteurs annuels du planétarium, 40 % sont des scolaires.
Sur les quelque 25 000 visiteurs annuels du planétarium, 40 % sont des scolaires.

Lucie Damiano

Pas besoin d'être un astronaute pour se rapprocher des étoiles. A Strasbourg, le planétarium propose depuis trente ans* des animations dédiées à l'astronomie. Cette « salle de spectacles de 65 places permet de reproduire le ciel étoilé et ses mouvements à n'importe quels latitude et moment de la journée », indique Milène Wendling, sa responsable depuis 2009. Cela est rendu possible par Spitz 512, un projecteur d'étoiles américain installé au centre d'une salle hémisphérique de 8 mètres de diamètre. « Au total, 2 600 étoiles sont projetées fidèlement sur la coupole », précise Jean-Yves Marchal, médiateur scientifique du planétarium et du Jardin des sciences. La lune, le soleil et les planètes y sont aussi diffusés.

Vulgariser l'astronomie
Le planétarium a ceci de particulier qu'il s'agit, en France, du seul équipement de ce type qui se situe au cœur d'un observatoire astronomique et qui soit géré par une université, à savoir celle de Strasbourg. Mais il est largement ouvert au grand public. « Nous accueillons environ 25 000 personnes par an, dont 40 % de scolaires, note Milène Wendling. Les spectacles sont d'ailleurs adaptés à leurs programmes. » En l'espace de trois décennies, ces animations ont ainsi permis d'évoquer les constellations, de découvrir « la vie et la mort d'une étoile » et de « voyager au cœur de la voie lactée ». L'objectif est clair : « Vulgariser l'astronomie et le domaine spatial au sein du planétarium », explique Jean-Yves Marchal, dont c'est le rôle. Et ce, parfois, en « rectifiant des croyances » que pourrait avoir le public au sujet du système solaire. Comme par exemple, « les grandes interrogations » liées à une vie extraterrestre.
D'ici à cinq ans, dans le cadre de l'Opération campus, un nouvel équipement est prévu : un planétarium numérique, de 15 m de diamètre « beaucoup plus immersif, pointe Milène Wendling. On aura l'impression de traverser les étoiles… »