La BD sort l'histoire de l'Alsace de sa bulle

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Publié le 15 juin 2012.

Culture Le festival de la bande dessinée Strasbulles se déroule, ce week-end, place Kléber

Pour sa 5e édition, Strasbulles, le festival strasbourgeois de la bande dessinée, va réunir 80 dessinateurs et auteurs sur la place Kléber et à l'Aubette*, samedi et dimanche. Parmi eux, une bonne poignée d'Alsaciens. Et pour cause, « grâce notamment à la présence de l'école des arts déco à Strasbourg, il existe une tradition de l'illustration dans la région », explique Jean-Christophe Caurette, le directeur du festival. Phénomène nouveau, en revanche, les albums sur l'histoire alsacienne envahissent les librairies. « Depuis la sortie, en 2009 aux Éditions du Signe, du tome 1 de “Cette histoire qui a fait l'Alsace”, c'est l'explosion, constate le dessinateur Christophe Carmona. Et nous ne sommes qu'au début de la vague, car de plus en plus d'éditeurs veulent surfer sur leur succès. » En pleine crise du livre, les chiffres laissent rêveur. « Nous avons déjà vendu 10 000 exemplaires du tome 1 de l'histoire de l'Alsace et autant du n°2, confie Valérie Meilhaud des Éditions du Signe. Nous venons de publier le 9e tome sur douze et développons d'autres BD sur la région. » Dernier exemple en date, disponible depuis cette semaine : "La bataille d'Hausbergen" de Damm et Abel (voir l'illustration).

Les raisons d'un succès
« Ces bandes dessinées sont très appréciées car elles offrent une manière plus facile de transmettre l'histoire de la région, notamment aux plus jeunes », analyse Valérie Meilhaud. « Il existe aussi tout un public qui ne s'intéresse pas à la BD mais aux alsatiques, c'est-à-dire aux livres sur l'Alsace, et qui se laisse séduire. Il y a certes une mode en ce moment, mais ce type de BD va s'inscrire dans la durée », estime Dominique Ehrengart, libraire à Neudorf. « Le risque est qu'il y en ait trop et qu'une certaine lassitude s'installe chez les lecteurs. On l'a vu avec les mangas ces dernières années, l'engouement peut vite retomber ou du moins stagner », s'inquiète Christophe Carmona, le créateur de la série « Les aventures d'Aline », une jeune fille voyageant dans le temps. Pour éviter cette désaffection, il faudrait, peut-être, avance-t-il, que « des auteurs se mettent plus au satirique alsacien qu'à l'historique ».

Philippe Wendling
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