Eve Pauvert, la créatrice de Facilis.
Eve Pauvert, la créatrice de Facilis.

Les entreprises de moins de 50 salariés ne sont pas obligées d'avoir un comité d'entreprise. Une injustice pour leurs personnels, selon la Strasbourgeoise Eve Pauvert, qui leur propose depuis un an une offre palliative. Facilis, sa société, concourt dans la catégorie "Meilleur espoir" des Trophées 2011 remis, jeudi, par la couveuse d'entreprises Créacité.

En quoi consiste votre service ?
Si le patron d'une petite ou d'une moyenne entreprise s'y abonne, pour un prix équivalent à un forfait téléphonique, il permet à ses employés de bénéficier, comme, ceux d'une grande société, à des réductions. Elles s'appliquent dans des parcs d'attractions, des cinémas, des salles de sport... Pour les salariés, en cette période de crise, c'est un plus, un gain de pouvoir d'achat.
Et pour les sociétés ?
Les dirigeants me disent que c'est valorisant pour eux. Cela leur permet de récompenser le travail de leurs équipes, et ce à moindre coût puisque, contrairement à une prime ou à une augmentation, ce service n'est pas soumis à des charges. En outre, comme je privilégie les offres dans des entreprises alsaciennes, dont des salles de spectacle, ça fait aussi tourner l'économie locale.
Votre activité séduit ?
C'est un marché de niche, mais je suis la seule société alsacienne à le faire, donc ça fonctionne. Plusieurs milliers de salariés en bénéficient. De mon côté, j'ai déjà embauché une personne et en recruterai une autre à la rentrée.

Propos recueillis par P. WENDLING