La cérémonie d'ordination sera célébrée, dimanche à 15 h, à la Cathédrale.
La cérémonie d'ordination sera célébrée, dimanche à 15 h, à la Cathédrale.

Lucie Damiano

«Je regrette, comme tous les catholiques d'Alsace, que notre diocèse traverse une période creuse des vocations », lâche Monseigneur Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg. Il devait célébrer dimanche, à 15 h, deux ordinations sacerdotales, à la Cathédrale. Seul Daniel Pérez, 35 ans, actuellement en stage pastoral à Huningue, deviendra prêtre. L'autre séminariste a « préféré ne pas se présenter au sacerdoce ». Une situation « exceptionnelle », car « chaque année, nous avons entre trois et six ordinations en moyenne », note Monseigneur Grallet.

Journées de discernement
En cause, la crise des vocations qui touche l'Église catholique en France. « Mais la foi et la cellule familiale sont aussi en crise », insiste Daniel Pérez. Or, « une vocation est le fruit d'une vitalité chrétienne. On ne la suscite que quand on crée un climat de vie spirituelle » en paroisse ou en famille, ajoute le père Claude Muslin, responsable du Service diocésain des vocations. Lequel propose notamment des week-ends de discernement à des hommes qui « se posent la question d'entrer au Séminaire. »
Le diocèse de Strasbourg compte plus de 500 prêtres actifs et 767 paroisses. Pour pallier le manque d'officiants, des communautés de paroisses ont été créées. Ce réaménagement pastoral permet de « répondre à l'ensemble de nos besoins » relatifs à la célébration des messes, assure Monseigneur Grallet. « Mais au vu du faible nombre de candidats au sacerdoce, nous approchons d'une période où nous devons nous serrer les coudes. » A la rentrée, le Séminaire devrait former une quinzaine de jeunes gens à la prêtrise. Chacun sera néanmoins libre de quitter ce lieu de discernement s'il estime s'être trompé de voie.