Le GCO visait le trafic de transit.
Le GCO visait le trafic de transit.

Philippe Wendling

Nouvel épisode dans le feuilleton du GCO, ce projet d'axe entre Vendenheim et Duttlenheim, visant à désengorger l'A 35 à Strasbourg. Vinci, son concessionnaire désigné, « dément l'avoir abandonné » comme l'avançait le maire (PS) Roland Ries.

Un projet mort-né ?
Dans un communiqué diffusé mardi soir, Vinci explique avoir été « informé par l'État » que celui-ci venait de lui « retirer son statut de concessionnaire », après lui avoir refusé un temps supplémentaire pour présenter des garanties financières. Il précise que pourtant « plusieurs banques avaient confirmé » leur participation à ce projet de 536 millions d'euros et que « deux derniers établissements » allaient le faire. Une prolongation de son statut lui aurait, note-t-il, permis de « finaliser le tour de table dans les délais maximums autorisés ».
Au ministère des Transports, on estime au contraire que la faute revient à Vinci : « Il n'a pas respecté le délai de remise de l'accord des banques, alors que nous avions déjà accepté deux fois de repousser la date », dit sa porte-parole.
Si le maire (PS) Roland Ries, opposé au GCO, n'a pas tenu à réagir, Philippe Richert, favorable lui au projet, a estimé « scandaleuse la décision de l'État. Une nouvelle fois l'Alsace est flouée par un gouvernement socialiste, lâche le président (UMP) de la région. Le GCO permettrait de créer au moins 1 500 emplois et de faire que les camions ne traversent plus Strasbourg, ce qui entraîne pollution et bouchons. »
N'ayant pas été contacté par le gouvernement, l'élu se demande si, comme le voudrait une convention, la concession sera accordée à un autre candidat. « À ce stade, je ne peux pas répondre », nous a confiés, dans la soirée, la porte-parole du ministère des Transports. Quelques minutes plus tard, ses services indiquaient qu'il « faudra reprendre la concertation au niveau local afin de trouver la solution de transport la plus adaptée » pour décongestionner Strasbourg. Le GCO semble bien mort-né.