Les bars demandent à leurs clients de respecter la tranquillité des voisins.
Les bars demandent à leurs clients de respecter la tranquillité des voisins. - Archive G. Varela / 20 Minutes

Philippe Wendling

Dans les bistrots, des affiches clament « la fête d'accord, le respect d'abord ». L'été approchant, les professionnels et la mairie mènent, jusqu'en milieu de semaine, une campagne de sensibilisation aux nuisances nocturnes. « Faire de la prévention est important, estime Jacques Chomentowski, le président du syndicat des cafetiers. On travaille pour qu'il y ait une vraie médiation avec les clients, mais aussi avec les voisins de nos affaires et les autorités. Même les établissements qui laissaient encore sortir avec des verres ont décidé de faire autrement. On est aussi vigilants quand les gens partent de chez nous. » « Certes, les bars veillent à ce que les clients ne restent plus devant chez eux, mais du coup, ils se regroupent plus loin, ce qui ne règle pas le problème du bruit », peste une riveraine de la place Saint-Etienne. « D'autres squattent les quais, déplore un habitant de la rue des Pontonniers. Ils jouent de la musique et picolent toute la nuit. »

Quid de la répression
Pour lutter contre ces rassemblements, un nouveau dispositif est testé depuis trois mois : « La verbalisation des tapages par timbre-amende (45 €). Les policiers verbalisent directement les contrevenants, ce qui dissuade et évite les procédures longues devant un tribunal », pointe Olivier Bitz, l'adjoint (PS) chargé de la sécurité. Autre mesure, la mairie a maintenu l'arrêté, pris l'an dernier, bannissant l'alcool de 21 h à 5 h, à l'Orangerie et place de la République, de mai à fin octobre. « Il faut interdire l'alcool après 22 h sur la voie publique dans tous les quartiers compliqués, comme la Krutenau et le centre », préconise Jacques Chomentowski. Pourquoi ne pas aussi édicter « une interdiction de vente d'alcool à emporter » après une certaine heure, s'interroge le conseiller d'opposition Jean-Charles Quintiliani (Gauche moderne). « On y réfléchit, mais ça pose un souci pour les commerces vendant de la nourriture à emporter et de ce fait disposant d'une licence pour l'alcool, note Olivier Bitz. On ne peut pas aller contre la législation nationale. »

les doléances des riverains collectées

L'association Strasbourg résidents et amis du centre-ville « collecte les remarques des riverains et des commerçants sur les problèmes de bruit et d'alcool dans leur quartier, explique Stéphane Boof, son président. Nous les soumettrons dans quelques semaines à la commission “tranquillité urbaine” » créée par la mairie en avril. Envoyez vos réflexions à stra.ce@hotmail.fr.