Inaugurée en décembre 2005 à Cronenbourg, la patinoire a coûté 21 millions d'euros à la CUS.
Inaugurée en décembre 2005 à Cronenbourg, la patinoire a coûté 21 millions d'euros à la CUS.

Philippe Wendling

Plusieurs fois repoussée, la réouverture de l'Iceberg « devrait se faire ce mardi ou au plus tard dans le courant de la semaine », espère Laurent Oneda, son gérant au nom du groupe Ellipse. Située rue Pierre-Nuss, à Cronenbourg, la patinoire est fermée depuis la détection d'un taux de monoxyde de carbone supérieur à la norme, le 24 mai dernier. En cause principalement, les gaz générés par une surfaceuse thermique, la machine servant à lisser la glace, qui ne se dissipent pas et restent à hauteur d'homme. « Pour régler le souci, nous allons acheter une surfaceuse électrique, mais compte tenu des délais de commande et de livraison, nous devons d'abord en louer une, précise Laurent Oneda. Mais si le problème provient de cet équipement, il découle aussi de la conception même du bâtiment. La situation semble durer depuis longtemps, voire exister depuis toujours », c'est-à-dire depuis l'inauguration en décembre 2005 de ce site facturé 21 millions d'euros à la CUS, son propriétaire.

Des travaux envisagés
Ainsi, malgré sa hauteur et sa surface de glace, la plus grande du pays avec 3 300 m2, l'Iceberg ne disposerait pas, entre autres, de systèmes de ventilation et de déshumidification suffisamment puissants. « Les compresseurs qui créent du froid seraient aussi insuffisants, pointe Claude Froehly, le vice-président (PS) de la CUS en charge des sports. Nous allons rapidement effectuer un état des lieux général de l'Iceberg afin de dresser la liste des travaux à mener. » Ces derniers seront couverts par la collectivité, tandis que le manque à gagner consécutif à l'actuelle fermeture de la patinoire devrait être pris en charge par l'assurance d'Ellispe. Se refusant à chiffrer ce dernier, Laurent Oneda préfère parler d'une « rupture de service » au détriment du public et prévient que le planning d'utilisation du site sera modifié à sa réouverture. En revanche, promet-il, « en aucun cas nous n'accueillerons d'usagers si nous constatons un nouveau dépassement du taux de monoxyde de carbone ».