Travailler au Canada ? Une solution pour des chômeurs alsaciens confrontés à la crise.
Travailler au Canada ? Une solution pour des chômeurs alsaciens confrontés à la crise.

Arnaud Guiguitant

«Avec un taux de chômage qui augmente en Alsace, beaucoup de demandeurs d'emplois pensent à un départ à l'étranger. On en suit près de 250, tous candidats à l'expatriation. Et les demandes sont en recrudescence. » Responsable du Pôle Emploi internation à Strasbourg, Sylvie Meisiek a participé mercredi à une réunion d'informations sur l'expatriation au Canada. Une cinquantaine de personnes, pour certaines en recherche d'emploi, y ont assisté à la médiathèque André-Malraux. Si la destination est prisée, elle peut permettre à certains de débuter une nouvelle vie professionnelle. Loin de la crise. « Je suis sans emploi et m'expatrier me permettrait de contourner la crise, explique Cyrille, 31 ans, un habitant de Drülingen. Je travaille dans l'informatique, un secteur qui recrute au Canada et qui propose des postes mieux payés qu'en France. »

Opportunités d'embauche
Pour Caroline, 33 ans, originaire de Strasbourg, la crise qui touche le textile, son domaine d'activité, pourrait la convaincre d'émigrer de l'autre côté de l'Atlantique. « Je ne trouve pas de postes en CDI en France, dit-elle. La crise va peser dans mon choix ou non de partir. Mais ce qui est incroyable et inquiétant, c'est d'imaginer quitter son pays d'origine parce qu'il n'y a pas de travail et de perspectives. » Rien d'étonnant à cela, selon les organisateurs de cette opération séduction, organisée par l'ambassade du Canada en France. Avec une croissance de 2,2 % et un taux de chômage de 7,3 %, le Canada offre des opportunités d'embauche pour les francophones. « Dans la province du Nouveau-Brunswick, située à l'est du Québec, le secteur des technologies de l'information recrute, de même que l'hôtellerie, la restauration, la finance ou le tourisme. En ce moment, on cherche d'ailleurs un boulanger, un chef de cuisine, des administrateurs systèmes et une couturière », précise cette agent d'immigration du Nouveau-Brunswick. De quoi rêver d'une nouvelle carrière en Amérique du Nord.