A Stracel, les jours sont comptés

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Publié le 31 mai 2012.

A trois mois, jour pour jour, de l'ultimatum lancé par le groupe de papier finlandais UPM de vendre ou fermer l'usine Stracel au Port-du-Rhin, « le moral des 260 salariés est au plus bas », a fait savoir mercredi Yves Bernauer, délégué syndical FO. « On est à moins de 100 jours de l'échéance et on n'a aucune information. On sait qu'UPM est toujours en discussion avec le repreneur le plus avancé, mais pour l'instant, il n'y a eu aucune option d'achat », a-t-il confié. Le groupe belgo-hollandais VTK, spécialisé dans les boîtes en carton, s'est rendu à « sept reprises » sur le site. Il cherche en effet une nouvelle usine pour transformer sa matière première.

« On s'attend au pire »
Problème : l'activité qu'il souhaite développer est différente de l'actuelle. « Il n'y aurait donc pas de transfert d'activités car l'outil de production serait transformé, s'inquiète Yves Bernauer. Cela passerait par un plan social avec le licenciement du personnel. ». « On n'a pas de solutions, renchérit Patrick Bertin, délégué CGT. On s'attend au pire, les gens en ont marre, ils sont complètement démotivés. » Les syndicats travaillent en ce moment sur un « projet industriel » qui permettrait de maintenir l'emploi et la filière bois, « mais ça demanderait des investissements », souligne Yves Bernauer. Prochaine étape pour les salariés : interpeller les candidats aux élections législatives. Un courrier a été envoyé au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour qu'il se rende sur le site.A. G.

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