Caddies de supermarché au Mans en 2007.
Caddies de supermarché au Mans en 2007. - GILE/SIPA

Philippe Wendling

Quatre sociétés ont présenté un dossier de reprise de l'entreprise Caddie, lundi après-midi, devant la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Strasbourg.

En redressement judiciaire depuis le 5 mars, le fabricant alsacien de chariots a perdu l'an passé quelque 10 millions d'euros. «Les quatre dossiers ne sont pas notables à la même hauteur, mais certains sont quand même recommandables, a estimé, Christophe Zinck, le délégué CFDT de Caddie à l'issue de l'audience tenue à huis clos. On est confiants.»

La cour, qui rendra son jugement ce mercredi, devrait notamment tenir compte des solutions de maintien de l'emploi de chaque candidat à la reprise. Selon les offres, des menaces planent sur 125 à 200 des 509 salariés que compte Caddie en Alsace.

Direction et syndicats ont un favori

«Nous garderons 347 salariés de l'usine de Drusenheim et 37 des ateliers de revêtement d'Oberhausbergen», explique Patrice Durand, le PDG d'Altia, un groupe industriel basé à Paris. Persuadé que «des leviers existent» pour relever Caddie, qu'il dépeint comme «un fleuron de l'industrie française», il est se dit prêt à investir 14 millions d'euros.

Il veut notamment transférer les ateliers d'Oberhausbergen à Drusenheim, où il promet de créer de nouvelles chaînes de peinture et de production. Des quatre repreneurs potentiels, il est le «favori» des syndicats. Mais pas uniquement. «Nous avons tous un avis favorable sur l'offre d'Altia», confie Stéphane Dedieu, l'actuel directeur général de Caddie.