Béatrice, Mathieu et Hélène, jeudi, sur le parvis de l'église des Dominicains à Strasbourg.
Béatrice, Mathieu et Hélène, jeudi, sur le parvis de l'église des Dominicains à Strasbourg. - G. Varela / 20 Minutes

Arnaud Guiguitant

Les organisateurs de la 10e édition du pèlerinage étudiants, qui se tient ces samedi et dimanche entre Strasbourg et le mont Sainte-Odile, ont vraiment pensé à tout : itinéraires, lectures saintes, repas, boissons et... procurations. « Beaucoup vont voter comme ça dimanche à l'élection présidentielle, souligne l'organisateur, Mathieu Corson. Mais on a aussi prévu de rentrer sur Strasbourg en fin d'après-midi pour permettre à certains de se rendre dans leur bureau de vote. » Si le thème de l'Esprit Saint a été retenu cette année pour animer le pèlerinage, la politique n'aura pas droit de cité dans le cortège. « Ce n'est pas le but, renchérit Béatrice, 23 ans. On n'est pas là pour réfléchir ou parler politique. Mais on peut être chrétien et citoyen. »

45 km de marche
Au total, plus de 150 étudiants strasbourgeois, lorrains, mais aussi allemands, vont prendre part à la procession. Longue de 45 km, la marche s'échelonne sur deux jours, entrecoupés de rencontres et de prières. « C'est l'occasion de communier tous ensemble et de partager nos valeurs chrétiennes. On peut parfois se sentir seul à l'université, c'est un bon enseignement », confie Hélène, 21 ans, pour qui c'est la deuxième participation. Pistes cyclables, routes, sentiers... tous les chemins mènent au mont Sainte-Odile, patronne de l'Alsace. « On vit une belle aventure sur le plan spirituel. On quitte son quotidien et ses habitudes pour aller vers les autres et vers Dieu », conclut Béatrice.

Quelle est l'origine de ce pèlerinage ?

Créé au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, ce pèlerinage rassemblait jusqu'en 1970 près de 400 étudiants, désireux de partager leur foi chrétienne dans une marche entre la cathédrale de Strasbourg et le mont Sainte-Odile. Il est remis au goût du jour en 2003 par les étudiants de l'aumônerie universitaire Domino-Bernanos de Strasbourg.