Trouver son logement, une périlleuse galère
Trouver son logement, une périlleuse galère - G. Varela / 20 Minutes

Arnaud Guiguitant

Il est l'un des premiers locataires des lieux. Mickaël, 23 ans, victime d'un accident de la route en 2009, a emménagé en décembre dernier dans l'un des cinq appartements, aménagés à Illkirch à la Maison familiale pour traumatisés crâniens. « J'ai ma chambre, ma salle de bains et ma cuisine, a-t-il présenté lundi à l'occasion de l'inauguration de la structure. Après ma rééducation, c'était compliqué de vivre dans un logement classique, c'est cher et peu adapté. Ici, on favorise notre autonomie. »

Auxiliaires de vie
Avec un loyer de 220 € par mois, ces logements permettent à des patients, victimes de lésions cérébrales, de tumeurs, « d'avoir la vie la plus autonome possible, détaille Jean Ruch, le président de l'Association des familles des traumatisés crâniens et cérébrolésées (AFTC) d'Alsace. Il y a une pièce collective où ils peuvent se retrouver, ils ont aussi la possibilité de mutualiser leurs courses. » Une prise en charge 24 heures sur 24 par des auxiliaires de vie complète le dispositif. Dans son discours, le maire (PS) d'Illkirch, Jacques Bigot, a réaffirmé l'importance d'une telle structure : « Tout le monde a droit à la même dignité et à la même accessibilité ». De son côté, Guy-Dominique Kennel, le président UMP du conseil général du Bas-Rhin, a jugé primordial « l'apport humain, afin d'arriver à donner à ces personnes une vie ordinaire ».