Des perturbations sont à prévoir demain alors que la CGT appelle à une grève dans les secteurs public et privé. Le motif : réclamer la remise en cause du plan d'austérité du gouvernement et la revalorisation des salaires et des minima sociaux. « Les salariés en ont ras-le-bol de cette situation. Cette journée d'action interprofessionnelle va en être l'illustration », souligne Jacky Wagner, secrétaire général de la CGT du Bas-Rhin. Une manifestation est prévue à partir de 10 h, au départ de la place de la Bourse.
« Politique d'emploi différente »
A la SNCF, un préavis de grève a été déposé d'aujourd'hui 18 h jusqu'à mercredi midi, faisant planer sur les usagers la menace de retards ou d'annulations de trains. Le mouvement de grogne a aussi gagné la CTS. Pour autant, « compte tenu du faible nombre de grévistes » déclarés, la compagnie avance que « le réseau bus et tram circulera normalement ». Seules exceptions, les horaires seront aménagés sur dix lignes de bus, dont les 2, 4, 19 et 30.
« Aux centres des impôts, on estime déjà entre 10 et 12 % le nombre des grévistes », précise Jacky Wagner, ajoutant que le mouvement sera également suivi à l'hôpital civil, avec la grève de certains personnels infirmiers, ou dans les services de la CUS. « Une assemblée générale a réuni jeudi soir 400 personnes, mobilisées pour dénoncer la politique du gouvernement », a commenté Bertrand Blindauer, responsable CGT à la CUS.
Côté éducation, l'appel à la grève, lancé par la FSU, ne devrait pas être trop répercuté, même si certains blocages pourraient intervenir. Les enseignants, étaient en effet déjà descendus dans la rue le 27 septembre dernier. « On organise néanmoins un pique-nique citoyen, à l'arrivée de la manifestation, place de la Bourse, vers 12 h 15, pour exiger une autre politique de l'emploi, des salaires et de la fiscalité », revendique Virginie Solunto, co-secrétaire départementale du SNUipp-FSU.