Quick fait recette grâce au halal

Commerce A Hautepierre et Kingersheim, les restos servent de la viande certifiée depuis un an

Philippe Wendling

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L'établissement de Hautepierre.

L'établissement de Hautepierre. — G. Varela / 20 Minutes

«Bien sûr, il existe des divergences sur le respect de la tradition, mais ce n'est pas le problème. Avant, je ne mangeais que des burgers au poisson. Maintenant, j'ai du choix, donc je viens plus souvent », lâche Fahima, une musulmane pratiquante, croisée au Quick de Hautepierre. Depuis septembre 2010, le fast-food ne sert que de la viande halal. Idem pour le resto de la marque à Kingersheim.

Des embauches à la clé
« Un an après, le bilan est très positif, avance Christelle Pons, la directrice de l'enseigne à Hautepierre. On a une hausse de fréquentation et du chiffre d'affaires. » De combien ? Silence de l'intéressée. Selon son homologue haut-rhinois de Kingersheim, Jacques Hilaire, sa progression est « plus importante » que chez lui, en raison de la densité de population. « Mon chiffre d'affaires a augmenté de 30 à 140 % selon les mois, pour une moyenne annuelle d'environ 50 %, dit-il. Le ticket moyen a aussi augmenté. Il est d'un peu moins de 10 € par personne. » Résultat, il a renforcé de 50 % ses effectifs pour atteindre les 32 employés. « Nous avons engagé une vingtaine de personnes », précise quant à elle Christelle Pons.
« Il y avait une attente de la clientèle. Je suis là pour la satisfaire et l'élargir. C'est une opération commerciale et non pas religieuse », poursuit la gérante, tenant le même discours que Jacques Hilaire. Ni l'un, ni l'autre d'ailleurs n'esquissent le terme de « musulman » en parlant de leurs clients. La cause : « J'évite pour qu'il n'y ait pas d'amalgame, explique Jacques Hilaire. Je ne voudrais pas que l'on pense que mon restaurant est réservé aux seuls musulmans. »

Alsace d'abord lâche l'affaire

En septembre 2010, Alsace d'abord avait saisi le procureur de Strasbourg et la Haute autorité de lutte contre les discriminations, criant à une « discrimination pour les non-musulmans » de la part de Quick. Les plaintes ont depuis été rejetées. Le leader du mouvement identitaire, Jacques Cordonnier, a décidé « d'en rester là ».

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