Al'étage, des bureaux dédiés à l'accueil de start-up. Au rez-de-chaussée, un coin café « pour créer une synergie entre tous », des salles de travail, un système de visioconférence... Un télécentre expérimental a été inauguré, hier, au 4, rue de l'Artisanat à Reichstett. Son principe : offrir la possibilité à des salariés, fonctionnaires, indépendants, commerciaux de venir travailler d'une à quatre journée par semaine, moyennant un droit d'entrée de 10 à 14 € par jour*. « Notre but est de lutter contre l'idée que le télétravail correspond forcément à du travail à la maison, et ne concerne que des femmes ou des personnes handicapées », explique son créateur Jean-Christophe Uhl, directeur de la société Ubi.
Un système écolo
Grâce aux nouvelles technologies de communication, ne pas se rendre à son bureau ne serait plus un handicap. Au contraire. « Travailler dans un télécentre près de chez lui permet d'abord au salarié de réduire ses frais de déplacement. De plus par rapport au télétravail chez soi, un centre offre une ambiance plus studieuse. On sort de la sphère privée, argumente Jean-Christophe Uhl. Pour les entreprises, la solution permet de réduire les déplacements et donc leur bilan carbone, tout en fidélisant leurs salariés à qui elles offrent un gain de vie. Mais surtout, dans un contexte où les recrutements sont difficiles, cela permet d'embaucher une personne répondant à ses attentes même si elle habite loin. »
Problème, les télécentres se font rares. « Leur déploiement dans toute la région est indispensable, chaque village doit avoir le sien », pointe Jean-Christophe Uhl. Pour l'heure, le Bas-Rhin n'en abrite que deux : à Reichstett donc et à La Walck. A Strasbourg, un pourrait encore voir le jour cette année à l'initiative de l'Université. Un autre est prévu en 2012 sous le giron d'Ubi, près de la gare. La CUS en envisage un sur la presqu'île Malraux. Des pistes sont lancées pour investir sur le site de l'aéroport à Entzheim ou bien encore à Kehl.