Profs, postiers, cheminots, salariés de General Motors ou de Steelcase. Ils promettent tous de débrayer, demain, pour défendre l'emploi et dénoncer la réforme des retraites prônée par le gouvernement. Un défilé s'élancera de la place de la Bourse à 14 h 30. Selon les syndicats, il réunira plus de monde que la mobilisation du 24 juin, qui avait vu 6 500 à 15 000 personnes battre le pavé. Des perturbations sont à attendre.
Moins de bus et de profs
Premier secteur touché, les transports. Aucun tram D et E ne roulera de la journée, prévient la CTS. Sur les lignes A, B et C, une rame transitera toutes les 6 minutes en moyenne, mais ce uniquement entre 6 h et 20 h. Du côté des bus, les délais d'attente varieront de 10 minutes à une heure sur une quinzaine de lignes, dont la n° 7 qui ne sera ouverte qu'entre les arrêts Illkirch-Fort-Uhrich et Kibitzenau. Les bus 4a, 50 et 70 resteront aux dépôts.
A la SNCF, on prévoit un TER sur trois sur les principales lignes. En revanche, aucun train ne ralliera Lyon, Rennes, Lille et Marseille. Un TGV sur quatre reliera Paris, un sur trois Bordeaux.
Autre secteur qui pourrait être très touché, l'éducation. Corinne Nicolet-Serra, du FSU-SNUipp, « espère qu'un enseignant du secondaire sur deux se mette en grève » dans l'académie. D'après elle, au moins cinq établissements du primaire fermeront dans la CUS, notamment les écoles Karine et Saint-Jean. Une information que l'inspection académique n'a pu confirmer ce week-end.
A noter que « 1 500 agents de la CUS au moins devraient faire grève mais aucun service ne fermera », estime Bertrand Blindauer de la CGT.