Un centre de rétention « humain »

Sur invitation des Cercles de silence d'Alsace, cinq eurodéputées ont usé de leur droit de visite des centres de rétention administrative (CRA). Elles se sont rendues hier à celui de Geispolsheim. A la sortie, le ve...

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Sur invitation des Cercles de silence d'Alsace, cinq eurodéputées ont usé de leur droit de visite des centres de rétention administrative (CRA). Elles se sont rendues hier à celui de Geispolsheim. A la sortie, le verdict est plutôt positif : « Ce centre montre que l'on peut respecter à minima la loi. Il n'a rien à voir avec celui de Marseille, par exemple », souligne Marie-Christine Vergiat, de la commission des libertés au Parlement. « Plus humain, le centre a l'avantage d'être de petite taille [36 places]. Les personnes peuvent se déplacer librement à l'intérieur », explique l'eurodéputée Sylvie Guillaume. « Mais ça n'enlève rien à la peur ressentie par les sans-papiers devant l'incertitude de leur avenir. C'est prégnant, ajoute la parlementaire Sandrine Bélier. Les gens enfermés ici ne sont pas délinquants. » Simone Fluhr de Casas a dénoncé « la politique du chiffre. Quotidiennement, des contrôles de police sont effectués devant nos centres. » Lors de la visite, deux sans-papiers ont été transférés au CRA.

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