Les Strasbourgeois étrangers, citoyens comme les autres

Le conseil consultatif des résidents étrangers (CCRE) de Strasbourg

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Le conseil consultatif des résidents étrangers (CCRE) de Strasbourg

sera installé dans ses fonctions le 20 juin. Son objectif : promouvoir « la citoyenneté de résidence ». Késako ? Selon la mairie, chaque habitant, quelle que soit sa nationalité, est avant tout un Strasbourgeois. Si les ressortissants non européens n'ont pas le droit de vote, ils ne doivent pas pour autant être exclus de la vie de la cité.

Le CCRE pourra donc soumettre des avis aux élus sur des problématiques assez larges. Hier, il a franchi un nouveau cap au travers de la désignation des quarante membres de son collège des riverains. Ils ont été tirés au sort parmi 155 volontaires originaires, entre autres, du Maghreb, d'Asie et d'Amérique. Ils siégeront aux côtés de représentants d'« associations reconnues pour leur capacité à faire avancer les droits des étrangers, explique Anne-Pernelle Richardot, adjointe au maire (PS) en charge de la Citoyenneté. Il s'agit du Casas, de la Cimade, du Clapest, de Parole sans frontières et de la Thémis. » Leur implication au sein du CCRE est d'autant plus « symbolique » selon l'élue, qu'elles « aident des sans- papiers à Strasbourg, terre d'accueil et capitale des droits de l'homme ».

Un troisième et dernier collège regroupera une cinquantaine d'associations dont les activités ont trait à l'immigration. Parmi elles, l'Union des étudiants étrangers de Strasbourg. « Nous avons beaucoup de devoirs, mais peu de droits, déplore Daniel Argudo Blum, son président. Si les choses se décident surtout au niveau national et non municipal, grâce à ce conseil, notre avis sera pris en compte, notamment en matière de Logement. Il permettra aussi de faire évoluer l'image des étrangers auprès des employeurs qui ont souvent des réticences à les embaucher. » W

P. W.

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