VIDEO. On vous raconte notre périple dans l’exposition XXL «Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930»

SUIVEZ LE GUIDE La nouvelle exposition phare est visible dans différents établissements strasbourgeois jusqu’au 25 février 2018…

Alexia Ighirri

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VIDEO. On vous raconte notre périple dans l'exposition XXL «Laboratoire d'Europe, Strasbourg 1880-1930» — A. Ighirri / 20 Minutes

  • L’exposition pluridisciplinaire Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930 a pris ses quartiers dans la capitale alsacienne, et ce jusqu’au 25 février 2018.
  • 20 Minutes vous sert de guide dans cette exposition XXL.

Il y a quelques jours dans les locaux de la rédaction strasbourgeoise de 20 Minutes :
« Il faudrait quand même un jour qu’on parle de la nouvelle expo phare à Strasbourg…
- Ah oui, mais ça s’annonce dense t’as vu ?
- C’est qu’il doit y avoir pas mal de choses à voir. On va se la jouer guide pour les lecteurs. »

1) Ne nous remerciez pas, c’est tout naturel.
2) Voilà comment on a décidé de prendre notre courage à deux mains (ça va, ce n’est pas le bagne non plus) et de jeter un bon coup d’œil à l’exposition du moment Laboratoire d’Europe, Strasbourg 1880-1930 qui se tient jusqu’au 25 février 2018, principalement dans quatre musées strasbourgeois mais aussi dans une dizaine d’autres sites à travers la ville.

Une expo XXL donc, dans laquelle on avait clairement peur d’être complètement paumé. On s’est donc dit qu’on irait à la recherche de points de repère pour aborder la chose. Et mine de rien, l’exposition n’en manque pas.

>> Vu à la Galerie Heitz du Palais Rohan, l’un des musées participants à l’exposition

Du Snapchat IRL et le potentiel Instagram

C’est par le musée d’art moderne que débute notre périple. Le sas franchi, on nous propose de se faire prendre en photo dans un photomaton un peu spécial, avec costume et décor d’époque. Une boîte à filtres Snapchat en quelque sorte. L’idée nous amuse.

Du coup, on se rend compte à quel point les réseaux sociaux et leurs usages ont quelque peu modifié notre façon de voir les choses. Par exemple, quand on s’imagine que cet engin exposé dans les (sublimes) collections de l’université est l’ancêtre des appareils à selfies. Ou quand on se dit qu’Auguste Renoir et ses copains artistes n’en avait pas grand-chose à faire de la censure des tétons sur les réseaux sociaux et n’avaient pas besoin d’une campagne #FreeTheNipple.

En parlant réseaux sociaux, pas mal de décors et d’objets exposés ont un gros potentiel de likes sur Instagram. Ce n’est pas pour rien que le titre de l’expo est accompagné de son petit hashtag #StrasLab.

>> Mais entre deux salles de l’exposition au Mamcs, nos yeux d’Instagrameurs se sont posés sur la plus belle de Strasbourg

Ikea et Le Bon Coin

Il y a énormément de choses. Beaucoup de tableaux. Du Rembrandt ou encore du Braque. L’occasion de placer une dédicace aux Inconnus et ce moment génial des Trois frères : « Plutôt Braque… Vasarely ? »

Question référence, les arts décoratifs ne nous ont pas laissés de marbre. Surtout lorsqu’on s’est imaginé que la salle à manger signée Charles Spindler aurait pu être présentée dans la collection 1901-1902 d’Ikea (avec une pensée pour le collègue qui a expérimenté des achats chez le géant suédois un samedi). La gamme Spindler ou la gamme Ypperlig, c’est kif-kif non ?

La fameuse salle à manger de charles Spindler
La fameuse salle à manger de charles Spindler - A. Ighirri / 20 Minutes

Notre chasse aux objets particuliers s’est poursuivie dans l’ensemble des musées participants à l’exposition. Histoire de voir ce qui aurait pu cartonner sur Le Bon Coin.

A l’image de ce siège de Johann Georg Repsold, poétiquement intitulé Chercheur de comètes.

Et puis, il y a eu ces « pianos ». Le premier d’Auguste Herbin, intitulé Piano à décor géométrique ou « le piano du chanteur Mika » nous souffle-t-on dans l’oreillette.
Le second de Frédéric Kastner est un Pyrophone ou orgue à gaz. Avec une quinzaine de touches, il pourrait être le clavier de David Guetta, diront les mauvaises langues.

>> On vous laisse voter pour votre instrument préféré

 

 

Le « Laboratoire d’Europe », c’est aussi au musée zoologique et au musée des Beaux-Arts, où il est question de l’histoire de ces lieux et de leur fondateur. En gros, pourquoi une girafe se trouve à l’entrée d’un musée strasbourgeois ? Parce que la cigogne ok, mais la girafe…

On a imaginé une conversation entre les deux fondateurs en question, Jean Hermann (1738-1800) pour le musée zoologique et Wilhelm Bode pour celui des Beaux-Arts (1845-1929), bien qu’ils ne se soient jamais croisés.

 

 

Allez un peu d’imagination, un peu d’audace. Celles et ceux qui ont contribué au foisonnement culturel de Strasbourg l’Européenne n’en ont pas manqué non plus. Si vous ne nous croyez pas, vous avez jusqu’au 25 février pour le vérifier.

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