Strasbourg: Le mercato terminé, on fait le point sur l'été du Racing de retour en Ligue 1

FOOTBALL A l’effectif largement renouvelé cet été, le Racing club de Strasbourg n’a gagné qu’une seule fois (en quatre matchs) depuis la reprise de la Ligue 1, mais son été n’en reste pas moins très encourageant…

Bruno Poussard

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ici face au Guingampais Marcus Coco, le défenseur Kenny Lala fait partie des dix recrues du promu alsacien (en Ligue 1) du Racing club de Strasbourg en cet été 2017.

ici face au Guingampais Marcus Coco, le défenseur Kenny Lala fait partie des dix recrues du promu alsacien (en Ligue 1) du Racing club de Strasbourg en cet été 2017. — Fred Tanneau / AFP.

  • Vainqueur de Lille (3-0) pour son seul match à la Meinau en quatre journées, le Racing club de Strasbourg est 14e de Ligue 1, avec quatre points.
  • Forte de dix recrues, la formation alsacienne promue a montré, cet été, d’encourageantes aptitudes, qui ne demandent qu’à être confirmées.

Au Racing club de Strasbourg, pas d’affolement, ce jeudi soir. Pas de signature de dernière minute dans les derniers instants du mercato. Du côté des arrivées, la période des transferts s’est terminée en toute quiétude, presque une semaine plus tôt, avec les prêts de Bakary Koné et Dimitri Foulquier, neuvième et dixième recrues, samedi 26 août.

Le mois d’août désormais terminé, l’heure est au tout premier bilan de fin d’été, à l’occasion de cette trêve internationale (pendant laquelle Strasbourg affronte Sandhausen, de Bundesliga 2, à Seltz, ce vendredi à 18h30) : quatre matchs, trois déplacements, deux défaites, une victoire et un nul. Mais une analyse plus complexe.

Le classement. Avec quatre points et une différence de -3 buts, le promu est, après quatre journées - dont trois à l’extérieur -, 14e de Ligue 1. Si on lui avait proposé un tel bilan comptable avant l’entame du championnat, l’entraîneur Thierry Laurey aurait signé : « Mais après coup, quand on regarde les matchs, on se dit qu’on aurait pu faire mieux. »

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Le niveau de jeu. Passé d’un 4-4-2 avec un milieu en losange à un 4-2-3-1, le Racing a beau s’adapter encore, il a montré dans le jeu d’encourageantes aptitudes. « Mais on a manqué un peu d’efficacité, offensive et défensive, nuance coach Laurey. C’est rageant. A Montpellier (1-1), la deuxième mi-temps nous laisse sur notre faim.  A Guingamp (2-0), c'est une vraie déception. Quand on domine, il faut concrétiser. »

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Le recrutement. Au final, dix joueurs ont renforcé le Racing cet été. Un de plus que le maximum prévu. « On ne veut pas prendre de risque avec Abdallah (N’Dour, pas encore revenu de sa grave blessure à la jambe), justifie coach Laurey, qui n’a pas même eu besoin de négocier avec ses dirigeants. Et puis l’opportunité s’est présentée. »

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L’effectif. « L’équipe est plus talentueuse que l’an dernier, mais pour qu’elle soit meilleure, il y a encore du travail », résume le technicien. S’il a intégré au fur et à mesure ses nouveaux - ciblés autant pour leurs capacités que leur état d’esprit -, le club alsacien cherche logiquement encore la symbiose au sein de son effectif en ce début d’exercice.

« Il faut plus de connexions, d’affinités, et que les joueurs se connaissent encore mieux, complète Thierry Laurey. Chacun doit savoir si son équipier préfère recevoir la balle dans les pieds, en profondeur, à droite ou à gauche… »

Cette complicité au sein du nouvel effectif naîtra aussi en dehors du terrain. « La saison dernière, c’est le groupe qui nous a portés, alors, maintenant qu’un renouvellement s’est fait, c’est à nous, les anciens, d’instaurer le même état d’esprit cette année, et aux nouveaux de se fondre dans le moule, embraye Jérémy Blayac. Mais on travaille bien. »

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Le capitanat. Longtemps tenu par Ernest Seka la saison dernière, le brassard de capitaine est désormais revenu au grand Kader Mangane. « Il s’est dégagé naturellement, je préfère me baser sur l’expérience de certains, se réjouit coach Laurey, qui cite aussi les Jérémy, Blayac et Grimm. Après c’est d’abord l’exemple que l’on doit donner. »

Le public à bloc. La croissance du nombre de supporters alsaciens au rendez-vous se poursuit, autant à la Meinau qu' en déplacement. Rien d’étonnant pour l’attaquant Jérémy Blayac, déjà habitué et adopté il y a longtemps par le public.

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«Le soutien était déjà fort lors des trois derniers mois la saison passée, mais avec la Ligue 1, un championnat plus relevé, c’est évidemment monté encore d’un cran. C’est dans la culture alsacienne. Et la Meinau, c’est notre jardin, on se doit d’avoir des résultats ici. C’est sûr que le maintien ira d’abord se chercher en gagnant des points ici.»