Selon nos confrères des DNA, la commune de Dannemarie, dans le Haut-Rhin, a fait appel de la décision du tribunal administratif de Strasbourg. Celui lui avait ordonné à la commune de retirer les 65 silhouettes de femmes et 60 panneaux représentant des accessoires féminins, sous peine de 500 euros par jour de retard.

Une décision qui fait suite à la requête de l’association « Les effronté-e-s ». Ces panneaux, qui présentent des femmes dans des positions suggestives, sont installés dans les espaces verts de Dannemarie pour célébrer l’année de la femme.

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Une pétition lancée

Le tribunal a estimé que ces panneaux représentaient une atteinte grave et manifestement illégale au principe d’égalité entre les hommes et les femmes et à la dignité de la personne humaine. Le maire de la commune Paul Mumbach, indique dans un communiqué reçu par les DNA que « la commune a fait valoir son droit d’appel de cette décision auprès du Conseil d’État à Paris ». Il considère que cette décision serait selon lui « un retour en arrière de plusieurs dizaines d’années car comment faire une exposition publique en sélectionnant les artistes et leurs œuvres sur ce critère ? »

La décision du tribunal administratif ne le fera pas changer d’avis : « Nous continuons à défendre et promouvoir le rôle des femmes dans notre société mais de façon concrète et tous les jours, pas seulement en philosophant lors d’un procès ».

Une pétition vient d’être lancée par le « collectif de soutien à la ville de Dannemarie », elle a recueilli environ 1.300 signatures.