Strasbourg: Pour les rythmes scolaires, la ville veut engager une réflexion en vue de la rentrée 2018

EDUCATION Si Strasbourg a décidé de ne pas toucher à la réforme des rythmes scolaires pour la rentrée, la ville promet d’engager une « large concertation » en vue d’éventuelles évolutions septembre 2018…

B.P.

— 

Les rythmes scolaires pourraient évoluer en 2018 dans les écoles à Strasbourg. Illustration

Les rythmes scolaires pourraient évoluer en 2018 dans les écoles à Strasbourg. Illustration — G. VARELA /20 MINUTES

A l’inverse de Montpellier, par exemple, pas de changement à Strasbourg concernant la réforme des rythmes scolaires à la rentrée. Ça, on le savait déjà, pour ne pas impacter hâtivement les conditions pédagogiques d’enseignement. Mais la ville précise dans un communiqué ce mercredi qu’elle « se donne le temps de la réflexion » pour 2018.

>> A lire aussi : Strasbourg: Pas de changement pour les rythmes scolaires à la rentrée 2017

« Toute modification des rythmes scolaires doit être envisagée, d’abord et avant tout, sous l’angle du bien-être et la réussite des enfants », précise la collectivité. D’où les discussions concrètes d’une concertation engagée dès septembre avec enseignants et parents d’élèves dans les différents conseils d’école strasbourgeois.

Un « consensus local » que la ville veut trouver dans les mois à venir

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron au poste de président de la République, les communes peuvent en fait, si elles le souhaitent, revenir à la semaine des quatre jours, grâce à un décret ministériel déposé à propos de la réforme des rythmes scolaires engagée difficilement sur la présidence de François Hollande.

>> A lire aussi : Pourquoi les rythmes scolaires à la sauce Macron risquent de tourner au casse-tête

« Le décret ministériel privilégie l’émergence d’un « consensus local » entre conseils d’école, municipalité et services de l’Education nationale, précise en réaction la ville. Ce consensus sera évidemment recherché à Strasbourg, avant toute prise de décision. » Et, avec 114 écoles, la collectivité n’a pas voulu se presser à éventuellement revenir en arrière.