Grand Est: La région sauve une saison économique morose avec le tourisme et les transports aériens

ECONOMIE L’Insee vient de publier le bilan économique de la région Grand Est, « tourisme et transports », portent la région annonce l’institut…

Gilles Varela

— 

La nouvelle zone d'aviation d'affaires de l'aéroport de Strasbourg, le 11 mai 2017.

La nouvelle zone d'aviation d'affaires de l'aéroport de Strasbourg, le 11 mai 2017. — G. Varela / 20 Minutes

  • Faible reprise de l’emploi, encouragement pour le BTP et la construction, agriculture en difficulté, la situation économique de la région Grand Est peut tout espérer en 2017
  • Tourisme et transports aériens sont des secteurs porteurs

Autant le dire tout de suite, la situation économique de la région Grand Est est dans l’ensemble relativement décevante. Si l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands progresse pour la première fois depuis 2010 (+0,7 %, soit près de 8.300 créations nettes d’emplois), la région reste cependant une des moins dynamiques de France métropolitaine dans cette catégorie, avec la Normandie et la Bourgogne-Franche-Comté (+ 0,3 % et + 0,5 % contre + 1,2 % en métropole), selon l’étude de l’Insee Bilan économique 2016 pour la région Grand Est. Petite consolation, le BTP et l’industrie donnent des signes encourageants pour l’année à venir et c’est le tourisme et les transports low-cost qui tirent leur épingle du jeu.

Le tourisme et les transports aériens au top

Le tourisme est au beau fixe. La fréquentation des établissements d’hébergement touristique du Grand Est s’établit à 19,8 millions de nuitées en 2016, soit près de 400.000 de plus qu’en 2015. Une augmentation avec le maintien de la clientèle française mais aussi l’augmentation des clientèles allemande et belge qui représentent à eux seuls 40,3 % des nuitées étrangères. A noter une belle surprise pour la Meuse qui, avec un bond de 22,8 %, même si les résultats sont à relativiser car le département avait connu en 2015 une mauvaise année. Les départements « traditionnellement les plus attractifs » le sont restés (+ 3 % pour le Bas-Rhin), mis à part le Haut-Rhin, avec « seulement » 0,9 % d’augmentation de sa fréquentation.

>> A lire aussi : Le bilan 2016 du tourisme, nos internautes livrent leurs arguments pour promouvoir l'Alsace

Autre point fort les transports, notamment aériens. Et c’est bien sûr l’Euro Airport de Bâle-Mulhouse qui tire le niveau vers le haut, pour ne pas dire la couverture à lui. En effet, il compte plus de 80 % des passagers des aéroports de la région et plus de 90 % de l’activité low-cost. Il enregistre au passage une hausse de 4 % du trafic passagers, soit 7,3 millions de voyageurs accueillis en 2016.

Les secteurs porteurs d’espoirs

Après une année 2015 particulièrement difficile, le secteur du BTP a connu un léger début de reprise à compter du printemps 2016. Mais la situation demeure encore fragile avec une progression de la production limitée à 0,2 %. Néanmoins, la confirmation les carnets de commandes au dernier trimestre permet aux chefs d’entreprise d’envisager 2017 plus sereinement.

Même peine pour l’industrie. Les entreprises industrielles n’ont connu qu’une très faible progression de leur chiffre d’affaires (+ 0,1 %), en partie due à l’export, en recul de 2,5 %. Mais en 2017, l’espoir revient avec une hausse espérée de 3 % grâce à des plans d’investissement en hausse.

Les secteurs en souffrance

Et là, pas de surprise. Tout comme au niveau national, avec la très mauvaise récolte céréalière de cet été, la situation est très mauvaise, avec des pertes de rendement de plus de vingt quintaux par hectare cultivé et une baisse de qualité des grains liés due aux conditions climatiques défavorables, précise l’Insee… Alors que parallèlement, les la récolte mondiale est abondante et de qualité.

>> A lire aussi : Inondations, sécheresse... La production mondiale de vin trinque à cause du climat

De même pour la viticulture. Si les vins alsaciens ont pu tirer leur épingle du jeu avec une forte hausse de la production (+19,4 %) en 2016 suite à trois années difficiles, c’est la Champagne qui tire la région vers le bas. Le rendement de la vendange y baisse pour la deuxième année consécutive et la production de raisin est l’une des plus faibles depuis les dix dernières années.