Dans le village de Mandres-en-Barrois, ne comptant pourtant pas plus de 120 âmes, le conseil municipal a été sacrément agité jeudi soir. Surtout à l’extérieur. Parce qu’une centaine de militants opposés au projet de site d’enfouissement de déchets nucléaires de Bure avaient fait le déplacement dans une ambiance tendue.

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A l’issue du conseil, les onze élus du village de la Meuse ont malgré tout voté (à six voix contre cinq) la cession d’une forêt d’environ 220 hectares désignée par l’Agence nationale de gestion des déchets nucléaires (Andra). Une cession actée dès 2015, mais invalidée pour vice de forme par la justice début 2017.

D’autres recours prévus par les opposants

La forêt cédée par de Mandres-en-Barrois est occupée depuis plusieurs mois par les opposants, il s’agit du fameux Bois-Lejuc. « Les associations dénoncent un simulacre de démocratie », précise Sortir du nucléaire dans un communiqué.

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Les opposants n’envisagent donc pas non plus de relâcher la pression sur le terrain judiciaire, autour de cette forêt qui pourrait accueillir à 500 mètres de profondeur des déchets nucléaires très radioactifs.