Strasbourg: Pour ne plus nettoyer, balayer, astiquer, la ville veut prévenir saleté et déchets

ENVIRONNEMENT En entrant dans l’association des villes pour la propreté urbaine, Strasbourg a lancé une étude visant diminuer avec de la prévention le nombre de déchets dans ses rues, une mission loin d’être simple…

Bruno Poussard

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Strasbourg le 24 juin 2015. Nettoyage de fond des caniveaux de la ville par les services de l'Eurometropole

Strasbourg le 24 juin 2015. Nettoyage de fond des caniveaux de la ville par les services de l'Eurometropole — G. Varela / 20 Minutes

On attendra un peu pour dire que Guillaume Canet s’en réjouira, puisqu’aucune action n’est encore engagée. Mais avec son entrée dans l’ association des villes pour la propreté urbaine (Avpu), l’Eurométropole de Strasbourg a lancé une étude afin de poursuivre sa lutte contre la salissure et notamment les mégots, papiers, déchets et autres dépôts sauvages dans les rues.

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A travers les conclusions de ce diagnostic basé sur une grille de propreté, la communauté veut encourager une prise de conscience de chaque citoyen. « On sait que le nettoyage a un coût et les petits gestes peuvent largement le réduire », ajoute Françoise Bey, vice-présidente en charge des déchets.

La démarche vise à prévenir. A la tête de l’Avpu, Magali Ordas insiste : « On veut créer un échange afin de trouver comment responsabiliser les gens. » Qu’ils soient élus, habitants ou commerçants. Une mission pas si simple…

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Une réflexion globale sur la gestion des déchets demandée

Lancée en 2016, l’association Zéro déchet Strasbourg encourage les pouvoirs publics à utiliser l’accélérateur. « La ville ne donne pas la sensation d’être sale, estime son cofondateur Simon Baumert, mais les efforts du plan ‘‘zéro gaspillage, zéro déchets’’ devraient être accompagnés d’une réflexion sur la quantité des déchets par terre avant le nettoyage. »

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En proposant de s’intéresser à l’organisation durable de sa gestion, autour des produits à emporter avec les commerçants par exemple, de l’instauration du tri dans les poubelles publiques, de la collecte des biodéchets (qui représentent 30 % de la totalité des déchets), ou d’une tarification des poubelles des habitants suivant leur poids.

Bientôt des brigades pour aller à la rencontre des pollueurs ?

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Pour passer ensuite à l’action, l’Eurométropole a, elle, justement quelques idées, comme une brigade verte sur des sites jugés « sales » (comme les fameux escaliers montrés par Guillaume Canet) ou encore des gobelets réutilisables pour les cafés de toute la ville. De la prévention auprès des propriétaires de chiens a notamment déjà été menée.

Pour prolonger le travail de réduction du projet municipal ''zéro gaspillage, zéro déchet'', l’organisation Zéro déchet Strasbourg a d’autres pistes de solutions à proposer. Comme ce sticker mis depuis le mois de mars à disposition des professionnels de la restauration acceptant de servir les clients dans leurs tupperwares, et sans emballage superflu !