A Strasbourg, jardinage, plantation et compost se font aussi à l'école primaire

ENVIRONNEMENT Avec trois inaugurations cette semaine, plus de 40 écoles de Strasbourg disposent désormais de jardins pour éduquer les enfants à l'environnement, comme à Albert le Grand à Neudorf...

Bruno Poussard

— 

Première plantation de tomates de l'année. Lancer le diaporama

Première plantation de tomates de l'année. — B. Poussard / 20 Minutes.

  • Sur les 370 écoliers d’Albert le Grand, une centaine sont impliqués dans ces projets environnementaux
  • Une sensibilisation des enfants dès le plus jeune âge, d’autant que ceux-ci sont de bons vecteurs d’éducation des parents

A Strasbourg, les écoliers apprennent aussi à jardiner. En classe ou en activité périscolaire, plantation, récolte ou encore compost sont désormais possibles dans plus de 40 établissements. L’ école Albert le Grand, dans le quartier de Neudorf, vient ainsi d’inaugurer son jardin, néanmoins installé depuis un an.

>> A lire aussi : Les enfants de moins de 3 ans sont déjà sur le chemin de l’école (mais avec des bottes et des brouettes)

Ce mardi, après le désherbage, une classe a planté ses premières tomates. Comme l’école est ouverte, certains pourront même les ramasser puis les manger au début de l’été, comme c’est le cas avec les fruits. « On va en reparler aux parents, les familles à côté pourront se servir, c’est un travail continu », insiste l’institutrice, Céline Millière.

Au printemps, le jardin de l'école reprend vie !
Au printemps, le jardin de l'école reprend vie ! - B. Poussard / 20 Minutes.

Composteurs, panneaux fruitiers et hôtel à insectes

Et la professeur d’enchaîner : « On vient aussi de recevoir deux composteurs, on va faire des panneaux fruitiers et on a déjà construit un hôtel à insectes l’an dernier. » Sur les 370 écoliers d’Albert le Grand, une centaine sont impliqués dans ces projets environnementaux. Et au printemps, le jardin reprend vie !

>> A lire aussi : Un banc qui fait le buzz car c'est également un hôtel... à insectes

Amorcée il y a sept ans, l’initiative (soutenue financièrement de 5.000 à 11.000 euros par établissement) de la mairie compte toucher tous les écoliers dans les deux ou trois années à venir. « Il faut sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge, et puis ce sont de bons vecteurs d’éducation de leurs parents », insiste l’adjointe Christel Kohler.

Avant des stations de méthanisation, un jour ?

A condition que les enseignants jouent le jeu. Mais au fil des ans, certains chefs d’établissements poussent même la démarche plus loin. En plus de la visée pédagogique des petites installations, de gros composteurs impliquent parfois les cantines, comme à Hautepierre. Avec d’autres idées pour sensibiliser avec intérêt, encore…

Les enfants ont d'abord procédé au désherbage.
Les enfants ont d'abord procédé au désherbage. - B. Poussard / 20 Minutes.

« On a même désormais en tête une station de méthanisation, termine Bruno Streifer, responsable des projets périscolaires à l’Eurométropole. Mais pour le moment, l’enjeu se porte d’abord sur le suivi afin que tous ces jardins durent dans le temps. » A l’école Albert le Grand, la directrice, arrivée à l’été 2016, compte bien le faire perdurer.