Strasbourg: Pas de dispositif de sécurité supplémentaire dans les bureaux de vote

SOCIETE Les policiers seront chargés d'assurer la sécurité aux abords des bureaux de vote lors de l'élection présidentielle...

A.I.

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Présidentielle: Pas de dispositif de sécurité supplémentaire dans les bureaux de vote à Strasbourg (Illustration)

Présidentielle: Pas de dispositif de sécurité supplémentaire dans les bureaux de vote à Strasbourg (Illustration) — GILLES VARELA / 20 MINUTES

Quelle sécurité pour les 143 bureaux de vote de Strasbourg dimanche, jour du premier tour de la présidentielle ? Eh bien, la collectivité n’a pas de mesures de sécurité particulières, « même si ce qu’il s’est passé hier ( l’attaque terroriste tuant un policier sur les Champs-Elysées jeudi soir) nous a remis un coup de pression », confie Eric Schultz, adjoint (EELV) au maire de Strasbourg en charge de la mise en œuvre des opérations électorales, en attente d’éventuelles consignes d’urgence de l’Etat.

Des policiers aux abords des bureaux

Dans les bureaux de vote, les assesseurs et agents municipaux chargés d’accueillir les électeurs, sont appelés « à faire preuve de vigilance », tandis que le public est prié « de jouer le jeu » en respectant les consignes du Plan Vigipirate.

A l’extérieur, Eric Schultz précise que « la présence de policiers municipaux et nationaux sera renforcée à proximité des bureaux de vote ». Ils effectueront des tournées régulières. « On est dans quelque chose de plus systématique qu’avant », reconnaît l’adjoint.

« Situation compliquée »

L’élu considère que le dispositif de sécurité ne « doit pas gêner le processus électoral. C’est une situation compliquée parce qu’on doit trouver le bon point d’équilibre : on veut éviter de semer la panique et l’inquiétude et, en même temps, c’est l’élection où on vote le plus, où il y a des files d’attentes à gérer ».

Un avis partagé par exemple par Jean-Marie Kutner, maire UDI de Schiltigheim, grosse commune de l’Eurométropole de Strasbourg : « Il y aura des tournées de policiers, mais il n’est pas question d’effrayer les gens. On ne va pas transformer le bureau de vote en casemate. »