Strasbourg: On a voyagé en avant-première sur l'une des nouvelles lignes de bus

TRANSPORTS Les nouvelles lignes de bus, appelées lignes structurantes, vont progressivement apparaître dans l’Eurométropole. Nous avons testé la première mise en place, la L1, ex-ligne 15. Bouclez vos ceintures, on vous explique en quoi cela consiste…

Gilles Varela

— 

La nouvelle ligne de bus structurante  L1. Strasbourg le 21 avril 2017

La nouvelle ligne de bus structurante L1. Strasbourg le 21 avril 2017 — G. Varela / 20 Minutes

  • La nouvelle ligne L1 est plus rapide et surtout plus régulière
  • Des aménagements, comme des couloirs de bus ou la priorité aux feux rouges, devraient inciter les automobilistes à utiliser d’avantages les transports en commun

A première vue, rien de neuf. Un bus classique attend les journalistes et les officiels pour découvrir la nouvelle L1, ex-ligne 15. Une des lignes de bus les plus fréquentées – structurantes donc – de l’agglomération et qui a connu un boom de 45 % depuis 2009. C’est la première à bénéficier de cette « transformation » et elle sera mise en place le 29 avril. Date de l’extension de la ligne de tram vers Kehl.

Favoriser les transports en commun

Si l’itinéraire n’a pas changé – 15 kilomètres de la Robertsau à Lingolsheim –, des modifications importantes ont été apportées, notamment sur les quais longeant le Nouvel hôpital civil mais aussi et surtout sur la « très chargée » route de Schirmeck. Ces changements doivent permettre un cadencement des bus soit plus important, des horaires de passage plus réguliers et une vitesse d’exploitation plus rapide. Objectif, inciter les usagers à laisser leur voiture pour monter dans les bus, mais aussi de réduire le temps de parcours de 4 à 5 minutes et d’atteindre un pourcentage de plus de 80 % des bus à l’heure.

Si les usagers des transports en commun devraient apprécier, les automobilistes vont en revanche devoir se poser quelques questions. Et c’est bien là la volonté de l’exécutif strasbourgeois qui veut encourager (pour ne pas dire contraindre) les usagers de la route à laisser leur véhicule dans les parkings relais en périphérie du centre-ville de Strasbourg, à défaut d’être un peu plus coincé dans les embouteillages. Un « effet psychologique » sur lequel compte le maire Roland Ries qui a indiqué que « lorsqu’il y a une queue de voitures à un feu rouge et que le bus passe facilement, l’incitation à prendre le bus pour les automobilistes devrait être assez forte. »

>> A lire aussi : C’est quoi cette «nouvelle expérience de mobilité électrique» d’Alstom NTL en Alsace?

Quoi qu’il en soit, pour les 300.000 usagers quotidiens des transports en commun strasbourgeois, cela va permettre de mailler plus efficacement l’ensemble du réseau et de favoriser les connexions entre les trams et les bus, améliorer la desserte entre la première et la deuxième couronne. Comme « un trait d’union entre Strasbourg et le reste de l’agglomération » a souligné Roland Ries.

La nouvelle ligne de bus structurante L1. Strasbourg le 21 avril 2017.
La nouvelle ligne de bus structurante L1. Strasbourg le 21 avril 2017. - G. Varela / 20 Minutes

Des aménagements spécifiques

Concrètement, 25 carrefours avec des feux rouges ont été équipés de la priorité bus. Cinq kilomètres de couloirs de bus ont été créés. Côté confort pour l’usager, les stations les plus importantes, comme Tanneries, Hôpital Civil, Etoile Bourse et Observatoire, ont été équipées de distributeurs de tickets. Mais surtout, un système d’affichage des temps d’attente (en temps réel) à tous les arrêts a été mis en place. Les bus seront également équipés d’un écran. A terme, la Compagnie des transports strasbourgeois ( CTS) espère pouvoir afficher le positionnement sur la ligne en temps réel du bus. Des abris doubles ont été mis en place et les conditions d’attente ont été améliorées ainsi que certains cheminements lors des correspondances. Enfin, l’amplitude horaire en soirée est élargie pour assurer les derniers départs du centre-ville à 00h30, comme pour le tram.

D’ici à 2020, huit lignes importantes de l’agglomération, comme la ligne 4 ou la ligne 6, vont bénéficier de ces restructurations pour un coût de huit millions d’euros.