On doit te l’avouer, quand on a écrit notre article sur le jeu à la brésilienne du Racing club de Strasbourg pour annoncer le match contre le Stade de Reims de ce samedi, on ne pensait pas que toi, l’enfant de Santos, allait nous prendre au mot pour inscrire ton premier but de la saison.

Ce n’est pas tant pour ton but sur corner que l’on a eu envie d’écrire ces lignes, même s’il a permis à ton équipe d’égaliser (1-1) et de ramener un point précieux de ce déplacement pour la montée en Ligue 1. Mais pour l’émotion qui a suivi l’action.

Bonheur et soulagement

Là, quand on t’a vu à genoux, tremblant, la tête entre les mains. Cette même tête qui, quelques secondes plus tôt, a envoyé la balle au fond des filets rémois. Et puis, les larmes que l’on a vu déferler sur tes joues quand tu as levé les yeux au ciel. Ce qui nous a un peu rappelé l’émotion d’un certain Dimitri Payet au premier jour de l’Euro.

Le match, l’enjeu, le symbole ne sont peut-être pas les mêmes. Mais on sait que dans tes larmes, il y a un sacré mélange de sentiments : le bonheur bien sûr, le soulagement aussi après des moments difficiles cette saison, entre blessures et suspensions. « Je ne voulais pas qu’on me voit pleurer », as-tu déclaré au micro de BeIN Sport. On te rassure, l’image était belle, elle était sincère. Tu t’en doutes, on n’a pas été les seuls à aimer : tu as touché le cœur bleu et blanc de beaucoup de supporters strasbourgeois.

Et puis, à force de t’entendre si souvent déclarer ta flamme à Strasbourg, on s’est dit que c’était peut-être le moment de te renvoyer la balle. Aussi parce que durant toute cette période compliquée, ton comportement a été exemplaire. Il y a une semaine encore, avant le match contre Sochaux, tu racontais que tu avais voulu « garder de la bonne volonté, un état d’esprit positif au quotidien. Je me disais qu’il fallait penser au Racing, au groupe et aux objectifs principaux ». Un discours qui pourrait en inspirer plus d’un.

>> A lire aussi: A force de prendre des cartons, «je me fais chambrer à la crèche de mon fils!», dédramatise Felipe Saad

D’ailleurs, la dernière fois qu’on a discuté avec toi, on te taquinait sur le nombre de cartons que tu avais reçu. Tu rigolais - peut-être un peu jaune - avec nous alors que tu étais au milieu de cette période. A cette occasion, tu nous avais donné une petite leçon de vie, en insistant sur le fait toujours voir les choses d’un œil positif.

Cette fois, tu viens de nous apporter la preuve qu’il ne faut jamais rien lâcher.