Alsace: Sous le Grand contournement ouest de Strasbourg, des os de mammouths

HISTOIRE Une première phase d’opérations archéologiques se termine sur le tracé du contournement ouest de Strasbourg…

Alexia Ighirri

— 

Alsace: Sous le Grand contournement ouest, des os de mammouths. Ici le creusement des tranchées de diagnostics en quinconces sur le tracé du futur contournement.

Alsace: Sous le Grand contournement ouest, des os de mammouths. Ici le creusement des tranchées de diagnostics en quinconces sur le tracé du futur contournement. — F. Basoge / Archéologie Alsace

Quand on cherche, on trouve. Du coup, les équipes de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et d' Archéologie Alsace ne sont pas reparties bredouilles de leurs premières opérations archéologiques effectuées sur le tracé du contournement ouest de Strasbourg. Plus communément appelé – et contesté — « GCO » pour Grand contournement ouest, projet autoroutier allant d’Innenheim à Vendenheim.

>> A lire aussi: Une dessinatrice originaire de Kolbsheim réalise une BD contre le GCO

Jeudi, un premier bilan de ces opérations, menées sur un tracé linéaire de 24 km avec une emprise au sol de 470 hectares, a été présenté. Résultat : 47 points de découvertes ont été répertoriés, dont 17 concernant la période néolithique et 19 autres la protohistoire. « C’est légèrement supérieur aux découvertes sous la LGV Est », compare Frédéric Séara, conservateur régional de l’archéologie  à la Drac Est.

>> A lire aussi: A qui sont ces squelettes retrouvés par les archéologues sous le chantier de la LGV?

Parmi les découvertes, plusieurs habitats et sépultures ont été identifiés, comme des restes osseux… de rennes et de mammouths à plusieurs mètres de profondeurs.

Parce que pour la première fois en Alsace (c’est néanmoins plus récurrent ailleurs, comme dans le nord de la France), des sondages profonds systématiques ont été réalisés jusqu’à 12 mètres de profondeur, dans le but de repérer des sites relevant de la Préhistoire ancienne.

Et maintenant ?

Cette première phase d’opérations archéologiques se termine mardi. Son but ? Définir le potentiel archéologique du secteur. Une seconde phase sera enclenchée à partir de septembre 2017 sur les quelques secteurs encore non accessibles à ce jour.

En attendant, les premières données vont être analysées et mises en forme pour aboutir sur la production de rapports. « Cela permettra la hiérarchisation des enjeux de connaissance, indique Frédéric Séara.. Les 47 points de découvertes ne donneront pas tous lieu à des fouilles ». Celles-ci sont espérées à l’automne.