Affaire Fillon: «Il faut qu’Alain Juppé soit appelé», plaide la sénatrice Fabienne Keller

INFO «20 MINUTES» La sénatrice Fabienne Keller souhaite que François Fillon laisse sa place de candidat à Alain Juppé, et cela le plus rapidement possible…

Propos recueillis par Gilles Varela

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Strasbourg le 05 03 2014.  Meeting Fabienne Keller avec Francois Fillon Jean-Francois Copé et Jean-Pierre Raffarin. Municipales 2014 à Strasbourg.

Strasbourg le 05 03 2014. Meeting Fabienne Keller avec Francois Fillon Jean-Francois Copé et Jean-Pierre Raffarin. Municipales 2014 à Strasbourg. — Varela

«Il y a un plan A, comme Alain Juppé», a confié à 20 Minutes ce jeudi matin la sénatrice Fabienne Keller (LR). Au lendemain de sa décision de prendre ses distances avec François Fillon, l'ancienne porte-parole d’Alain Juppé pendant la campagne des primaires, souhaite que des décisions soient rapidement prises. Elle répond aux questions de 20 Minutes.

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Allez-vous donner votre parrainage à Alain Juppé et répondre ainsi à l’appel du député Georges Fenech ?

François Fillon a déjà ses 500 parrainages, la question ne se pose pas. La situation est très grave, j’ai pris ma décision. Je n’ai pas encore envoyé mon parrainage, nous avons le temps, mais je demande une action très rapide et j’encourage à porter la candidature d’Alain Juppé. Car dans cette période d’incertitude, l’enjeu est de fédérer les Français autour d’un candidat qui peut rassembler.

Pour qui allez-vous voter ?

La candidature d’Alain Juppé n’est possible que si François Fillon renonce à se présenter et qu’il appelle quelqu’un. Il faut qu’il passe le relais. La candidature de François Fillon n’est plus possible. Il y a un plan A, comme Alain Juppé. J’appelle François Fillon à prendre une décision plus grande que son destin personnel. Je respecte la légitimité du candidat qui a remporté les primaires de la droite et du centre et la présomption d’innocence, mais il n’est pas possible de continuer à faire campagne contre la justice. Les Français sont déstabilisés. La rigueur de son programme était le pendant de son image. Les militants m’interrogent quotidiennement, les Français que nous rencontrons sont inquiets.

N’avez-vous pas peur que cette démarche fragilise le parti ?

Nous en avons discuté longuement avec d’autres élus. Nous voyons le mur de l’échec, tous les sondages ou les questions qui nous sont posées par les Français nous le confirment. L’enjeu de notre programme est le redressement de la France et cela va au-delà du parti. Il est important de porter nos idées et les valeurs portées par la droite et du centre au secours de la France. L’enjeu est de fédérer, le plus rapidement possible, les Français autour d’un candidat avec un programme fédérateur, apaisé.