La ligne D du tram aura bientôt des courts-métrages ou des docus à présenter à ses usagers

TRANSPORTS Une innovation technique et culturelle débarque sur la ligne D du tram…

Gilles Varela

— 

Application pour mobile Lignes de ville.

Application pour mobile Lignes de ville. — Lignes de ville / Data Projekt

Vous voulez rêver mais aussi vous instruire en prenant le tram ? C’est le défi que se sont lancé les Strasbourgeois de la société de production audiovisuelle Red Revolver et l’agence de création digitale Data Projekt. Une application mobile va permettre de voyager différemment et Ligne de ville, c’est son nom, va proposer de nombreux contenus narratifs courts (de 1 à 7 minutes maximum) afin de découvrir la ville avec des créations originales et souvent locales mais aussi des archives, en collaboration avec l’INA ou la filmothèque Mira. C’est une première en France disponible dès le 29 avril, date officielle du premier trajet transfrontalier pour tous les usagers de la ligne D.

Comment ça marche ?

Concrètement, l’application, gratuite, bilingue (Français et Allemand), va proposer des petites séquences en fonction de la station, une fois que l’usager est géolocalisé. Web-séries, petits documentaires, courts-métrages, nouvelles illustrées, fictions, la palette proposée est large. Chaque station aura un ou plusieurs contenus et il sera possible de les consulter à nouveau, d’en découvrir d’autres car l’application sera alimentée tout au long de l’année. Il sera aussi possible d’y participer. En effet, des contenus peuvent être envoyés sur un espace dédié du site. « La vraie valeur ajoutée, c’est de raconter des histoires aux usagers qui ont du sens, qui font rêver, avec des contenus choisis et pas imposés, comme cela aurait été le cas avec des écrans placés dans les rames ou sur les quais », se félicite Alain Fontanel, président de la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS). De plus, les Strasbourgeois pourront également contribuer aux contenus proposés pendant les résidences créatives au Shadok, dès le mois de mars et en avril, coorganisées avec un des partenaires, Obella Edition.

A terme, des contenus seront proposés sur l’ensemble des lignes du tramway. Et déjà les deux sociétés recherchent des partenaires privés, car certains contenus pourraient être déclinés en fonction des investisseurs. Et le concept de cette application strasbourgeoise pourrait être vendu à d’autres transporteurs dans les grandes villes françaises mais aussi européennes. Comme quoi, rêver, pourrait être aussi lucratif.