Football: La question du retour du Racing club de Strasbourg en Ligue 1 va-t-elle devenir sérieuse?

SPORT Avec ses désormais 43 points et une deuxième place en Ligue 2 depuis mardi, le Racing qui reçoit Clermont ce vendredi (20h) confirme sa position de candidat crédible à la montée dès cette année...

Alexia Ighirri et Bruno Poussard

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Football: La question du retour du Racing club de Strasbourg en Ligue 1 va-t-elle devenir sérieuse? (Archives)

Football: La question du retour du Racing club de Strasbourg en Ligue 1 va-t-elle devenir sérieuse? (Archives) — G. Varela / 20 Minutes

Avez-vous déjà vu Khalid Boutaïb courir encore, moins d’une heure après un match plein à la Meinau ? Eh bien nous, oui. Figurez-vous que nous ne sommes même pas peu fiers d’avoir trouvé la recette pour faire galoper le buteur strasbourgeois.

Le petit ingrédient miracle se résume à la question du moment : « Dis Khalid, la Ligue 1, on en parle quand, alors ? » L’international marocain du Racing prend alors ses jambes à son cou, sourire aux lèvres tout de même : « Ah, non, non ! On n’en parle pas avant la 35e journée ! ».

Laurey comme « teneur de couvercle »

De recette, justement, il en est aussi question avec Thierry Laurey. S’il reconnaît ne pas être bon cuisinier - « Si vous voulez manger avec moi, mieux vaut aller au resto »-, face aux journalistes impatients de parler de montée en Ligue 1, le coach du RCSA s’amuse à définir son rôle comme un « teneur de couvercle. On a un peu tendance à vouloir ouvrir la marmite, et moi je suis là à tenir le couvercle en fait ! ».

De quoi permettre, selon l’expérience de celui qui a fait grimper le Gazélec du National à la Ligue 1 en deux ans, à ses acteurs de garder les pieds sur terre et rester lucides face aux prochaines échéances.

Running-gag en salle de presse

En salle de presse, les journalistes ont un petit running-gag : celui de savoir lequel des confrères posera une question sur la montée. Comme si le mot était devenu tabou. A force, Thierry Laurey prend les devants. Et afin d’en sourire plutôt que de s’en agacer, ses réponses frôlent toujours la métaphore. « Ce contexte, je l’ai vécu deux fois, c’est quand même quelque chose qu’il faut savoir gérer, embraye-t-il. Lorsqu’il a voulu toucher le soleil, Icare s’est brûlé… Il ne faut pas l’oublier, rester simple et calme, car c’est du foot ! » Re-la-ti-vi-ser, un autre mot d’ordre.

Si le sujet s’invite dans les discussions, ce n’est évidemment pas un hasard. Strasbourg a actuellement la meilleure attaque du championnat, une belle série d’invincibilité à domicile et d’assez bonnes performances face aux « gros » désignés de la Ligue 2.

Encore moins un hasard depuis mardi et la victoire contre Tours (4-2) qui a permis au Racing d’être seul deuxième du championnat, malgré un nombre important de buts encaissés.

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Pourtant, coach Laurey a encore répété en souriant : « Avec ce nombre de points (43), c’est maintenant bien engagé… Pour le maintien ! » Soit l’objectif affiché par le RCSA cette saison.

« On s’est un peu éloigné de la priorité »

Le milieu strasbourgeois Vincent Nogueira est un peu plus souple : « Quand on pense aux objectifs du club et qu’on regarde notre nombre de points, on voit qu’on s’est un peu éloigné de ce qui était la priorité à savoir le maintien… » Bon, il est loin de s’emballer : « Dans deux matchs on peut se retrouver huitièmes ou pas loin avec ce championnat, donc il faut savoir temporiser. Il ne faut pas se laisser aveugler par le classement actuel. Quand j’étais en Ligue 1 et qu’il fallait attendre la 37e ou la 38e journée pour se sauver, je peux vous dire que ce soir, je sais que c’est peut-être un peu bête de penser comme ça mais je suis content ! »

Du coup, on est plutôt certains que l’homme entendu un soir chanter « on est en Ligue 1 » près de la salle de presse n’était ni Vincent Nogueira, ni Khalid Boutaïb en train de courir.