Illustration d'une chaîne de montage d'une usine automobile.
Illustration d'une chaîne de montage d'une usine automobile. - SEBASTIEN BOZON / AFP

Une usine allemande de sièges automobiles proche de la frontière française va fermer le 31 décembre après avoir perdu plusieurs marchés emportés par ses concurrents hexagonaux devenus plus compétitifs, a appris l’AFP jeudi de sources syndicales.

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L’usine de sièges automobiles du groupe américain Johnson Controls, qui emploie encore 320 salariés à Neuenbourg (Bade-Wurtemberg) arrêtera son activité le 31 décembre prochain, a expliqué Thomas Bittner, représentant du syndicat IG Metall du site.

Deux filiales françaises ont remporté les marchés

Sa fermeture est causée par la perte des marchés des sites PSA à Mulhouse (Haut-Rhin) et Sochaux (Doubs), que cette usine frontalière approvisionnait grâce à sa localisation à seulement quelques dizaines de kilomètres.

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Les contrats pour les nouveaux modèles de PSA ont été remportés par deux filiales de l’équipementier automobile français Faurecia, les sociétés Sielest et Siedoubs, situées respectivement à proximité immédiate de Mulhouse et de Sochaux.

« Une raison politique » selon les syndicats

Les syndicats de Johnson Controls à Neuenbourg ont dénoncé une « raison politique » à la fermeture de leur usine, liée, selon eux, à la nécessité de faire baisser le chômage en France et à l’entrée de l’Etat au capital de PSA, par ailleurs actionnaire de référence de Faurecia. « Je n’identifie pas de raison économique valable », a soutenu Thomas Bittner.

Les représentants syndicaux des filiales de Faurecia estiment, eux, que leurs sites sont redevenus plus compétitifs, en même temps que leur concurrent frontalier allemand baissait en qualité de service.

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