Strasbourg: Pourquoi le dispositif «sport santé sur ordonnance» va être élargi aux personnes vivant avec le VIH

SANTE A compter du 1er décembre, les patients strasbourgeois atteints par le VIH pourront bénéficier de la prescription d'activité physique...

Alexia Ighirri

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Strasbourg: Pourquoi le dispositif «sport santé sur ordonnance» va être élargi aux personnes vivant avec le VIH (Illustration)

Strasbourg: Pourquoi le dispositif «sport santé sur ordonnance» va être élargi aux personnes vivant avec le VIH (Illustration) — G. Varela \ 20 Minutes

C’est à Strasbourg que le « sport santé sur ordonnance » a vu le jour, il y a quatre ans. L’expérimentation a gagné quelques dizaines d’autres villes, membres désormais d’un même réseau national. Mais c’est à Strasbourg qu’on innove encore.

A compter du 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le Sida et en lien avec la Corevih Alsace (Coordination régionale de lutte contre l’infection due au virus de l’immunodéficience humaine) ce dispositif permettant aux Strasbourgeois souffrant de certaines maladies chroniques de se voir prescrire une activité physique (vélo, nage, course, etc.) va être étendu aux personnes vivant avec le VIH. Dans la capitale alsacienne, labellisée « Ville engagée contre le Sida », un millier de patients séropositifs pourrait être concerné par ce programme.

Un médicament complémentaire. Bien sûr, l’activité physique sur prescription ne viendra pas remplacer la trithérapie. Mais elle sera un complément, pour davantage agir sur la qualité de vie des malades. « En raison du VIH mais aussi de son traitement, les malades sont sujets à des troubles métaboliques comme du diabète, de l’obésité… », liste Dr Marialuisa Partisani, présidente de Corevih Alsace. Ce sont sur ces maux que le sport sur ordonnance agira avant tout.

Une intégration sociale. L’activité physique est aussi un facteur majeur d’intégration sociale des malades dans la cité. « Nos patients vont de mieux en mieux, mais être intégrés reste très important sur le plan “image de soi”. Ils ont besoin d’un coup de pouce parce qu’il y a toujours la peur du jugement et du rejet », poursuit le Dr Marialuisa Partisani. Son homologue, Alexandre Feltz, adjoint au maire en charge de la santé, précise d’ailleurs que « le dispositif ne catégorise pas les maladies. Il n’y a pas de diagnostic sur l’ordonnance délivrée par le médecin. Les personnes séropositives seront avec les autres malades chroniques durant les séances de sport. Sans aucun risque de contamination ».

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Un résultat scientifique. « Il y a des études qui montrent l’efficacité de l’activité physique sur les troubles métaboliques que peuvent connaître les personnes vivant avec le VIH », assure Alexandre Feltz. L’adjoint et médecin strasbourgeois dit, de toute façon, avoir toujours besoin de « preuves scientifiques » avant de lancer une démarche.

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